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L'Algérie doit améliorer sa bonne gouvernance
[Algérie] L’Algérie doit améliorer sa bonne gouvernance

Publié le : dimanche 4 février 2007. Le Soir d’Algérie

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En collaboration avec la Banque mondiale, le Conseil national économique et social (Cnes), a organisé, hier au Palais des nations (Club-des-Pins), un colloque consacré à la thématique des : « Libertés économiques, Gouvernance et pauvreté. »

Une rencontre marquée par la présence du directeur du département Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena) à la Banque mondiale, Théodore Ahlers, du directeur à l’Institut de la Banque mondiale pour les questions de gouvernance et de transfert des connaissances, Daniel Kaufman, ainsi que celle d’experts étrangers et de représentants de la société économique et civile organisée. Dans leurs interventions, au demeurant académiques, ces experts ont clairement insisté sur le rôle majeur de la bonne gouvernance dans le développement, Théodore Ahlers estimant qu’« il y a une relation forte entre le développement et la qualité de gouvernance ». Pour sa part, le directeur de l’Institut de la Banque mondiale a relevé que la région Mena souffre d’un déficit en matière de gouvernance, perçue dans ses dimensions politique, économique et institutionnelle, comparativement à d’autres régions du monde ». Selon Daniel Kaufman, l’amélioration de la gouvernance en Algérie, en dépit des progrès enregistrés durant les dernières années, peut offrir un meilleur climat d’investissement, avec une hausse du revenu par habitant de quelque 300% à long terme. La gouvernance, le président du Cnes, Mohamed Seghir Babès, la conçoit, quant à lui, liée à « l’efficacité d’une action publique pleinement continue, universelle et intégrée » ainsi que la « valorisation du capital humain et son inscription dans la durabilité ». C’est dans ce double paradigme que s’inscrivent les grands dossiers de la réforme de l’Etat, celle de la justice et de l’éducation, selon le président du Cnes qui a dressé l’évolution de la gouvernance dans notre pays depuis 1999.

Dans ce paradigme, Mohamed Seghir Babès a inscrit également l’action de l’instance consultative qu’il préside et dont la fonction essentielle est d’« assurer la permanence du dialogue social et de la concertation en vue de renforcer la démocratie ». En ce sens, le Cnes, selon son président, s’est fixé cinq objectifs dans le cadre de son programme 2006 et des orientations sur le moyen terme (2007- 2009). La finalité étant, selon Mohamed Babès, d’« adosser le mandat du Cnes aux standards universels les plus avancés et à consacrer les années 2006- 2007 à l’impulsion de cinq rapports annuels sur le développement humain, la pauvreté, les libertés économiques, la gouvernance et l’économie fondés sur la connaissance ». En ce sens, Théodore Ahlers a affirmé la volonté de la Banque mondiale d’étendre son champ d’action en collaboration avec le Cnes, dans l’objectif de « consolider la bonne gouvernance en Algérie ».

C. B.


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