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Mr Omar Mokhtar Chaalal, auteur et écrivain

vendredi 1er mai 2009 | Setif Info

Sétif Info a le plaisir d’inviter pour ce mois de mai Mr Omar Mokhtar Chaalal, auteur et écrivain algérien.

Omar Mokhtar Chaalal est né le 13 février 1946 à Sétif. Il a consacré une partie de sa vie à l’enfance et à la jeunesse en difficulté. Mokhtar Chaalal a dirigé l’institut de formation professionnelle, puis la maison de la culture de Sétif. Il a collaboré au journal ’Alger Républicain’ et il a écrit pour le compte de l’ENTV un film documentaire intitulé ’Kateb Yacine, l’homme des certitudes, poète des opprimés’.

Notre invité a le plaisir de répondre à vos questions autour :

1/ L’auteur et ses œuvres : Le proscrit. poésie, Barzakh, Alger 2000. Kateb Yacine, l’homme libre. essai biographique, Casbah-Editions, Alger, 2003. Le fugitif, roman, Casbah-Editions, Alger, 2006. et Talghouda, roman, Casbah-Editions, Alger, 2009.

2/ Questions autour de la culture et de la pratique culturelle.

3/ Le devoir de mémoire dans la littérature. Notre invité est à votre disposition pour d’autres informations ou pour un éventuel échange d’avis.

N.B. La publication de vos questions peut prendre quelques jours.


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Commentaires publiés (67)

Les commentaires publiés ci-dessous ne reflètent que l'opinion des internautes.


2 mai 2009, 14:42 , par Ben Oussassez :

D’abord un grand salut au "Tigre". Ce que vous faites depuis quelques années rend, à travers vos écrits, votre expérience de luttes. Et Dieu sait que les luttes, ça vous connaît.
Mais dites-moi, à 60 ans passés, quel combat vous passionne aujourd’hui ?

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Réponse le 3 mai 2009, par omar el mokhtar :

Bonjour Ben,
je vous remercie pour votre gentil message et à mon tour, vous salue amicalement. votre question me rappelle surtout que je n’ai plus vingt ans, mais je reste convaincu que le combat d’aujourd’hui est le même que le combat d’hier. Porter un regard serein sur le passé et continuer à avancer, assumer un devoir de mémoire pour mieux s’inscrire dans une perspective d’avenir. Ceci est plus que nécessaire, en ces temps de honteux reniements.
toute mon amitié.
Omar Mokhtar Chaalal


3 mai 2009, 19:33 , par Anonyme-30005 :

Cher Monsieur Chaalal,

Je vous remercie d’être la disposition des internautes pour répondre à nos questions. Mr Chaalal, quelles sont vos impressions des événements du 8 mai 1945 en rédigeant Telghouda ? Pourquoi vous avez choisi le nom de cette plante comme titre de votre livre ?

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Réponse le 4 mai 2009, par omar elmokhtar :

Bonjour,
je suis totalement disponible et particulièrement heureux de répondre aux questions des habitués de Sétif-info. il serait plus juste de parler de "massacres du 8 mai 1945.l’horreur a dépassé largement l’évènement. Étant né neuf mois après ces massacres, j’ai reçu leurs échos, qui continuaient à rouler sur les hautes plaines, à la tétée, comme beaucoup de ma génération. Ce mois de mai de l’année 1945, a vu les hordes colonialistes s’adonner à une des plus horrible répression qu’a connu l’humanité. Ce mois de mai là, les crimes contre le genre humain commis par la France coloniale, a rejoint en horreur ceux du fascisme nazi. Dans un de mes poèmes, j’ai qualifié le 8 mai 45 à Sétif par ces vers :
"8 mai 45, c’est la victoire sur le fascisme, c’est la victoire du fascisme"
Talghouda est une tubercule indigeste que même les animaux refusaient par instinct, de manger. Dans les années quarante, les algériens sous le joug colonial, en ont consommé pour survivre, pour ne pas mourir de faim. Talghouda est donc l’expression de l’exploitation coloniale, elle exprime également le sens du combat de Abdelhamid Benzine. l’objet de l’ouvrage étant une histoire romancée de la vie et du parcours de ce grand Patriote. Voilà pourquoi j’ai donné ce titre au roman. Merci pour l’intéret que vous portez à ce livre.
Omar Mokhtar Chaalal


3 mai 2009, 23:58 , par YAHLIL :

Bonjour Monsieur ;
Peut etre que mon intervention vous paraitra un peu anodine, mais trés importante pour moi, car elle est liée avec le phénomene FOOT. Juste aprés la débacle de l’entente de Sétif face à l’équipe angolaise RECREATIVO par un score sans appel de 5 à 1, le nombre d’intervention des internautes a dépassé les 100 en une heure pour commenter le match.Et voila notre cher auteur et ecrivain, l’invité du forum attend depuis belle lurette son tour pour repondre eventuellement aux questions des forumistes WALLOU ??????.Ma question est la suivante : Ne voyez vous pas que si le foot continue sur cette lancée il finira par grignoter toute la TALGHOUDA (culture) ? Quel est votre avis si on plante la TALGHOUDA dans le stade du 08 mai 1945 à la place du gazon pour que la génération FOOT remémore que la date histrorique du 8 mai 45 est gravée dans cette plante, et grace à elle, seule source d’energie a cette epoque, que des milliers de héros se sont levés contre le colonialisme.
Vive le foot mais TALGHOUDA avant !

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Réponse le 5 mai 2009, par omar mokhtar :

Bonjour Yahlil,
Le constat que vous faites est hélas réel.Il est dur et amer.Ce qu’il faut absolument comprendre pour contribuer à changer cette situation qui,il faut le souligner, n’est pas tombée du ciel,c’est qu’elle est le produit du retard qu’accuse notre société en tant que telle. Être sous développé ne consiste pas à avoir seulement faim, c’est également le comportement que nous avons au sein de la société, par rapport aux phénomènes qui nous entourent. permettez moi d’ajouter quelques éléments à votre constat : a/ le tirage d’un roman se situe en moyenne à 1500 exemplaires. b/le taux de lecture dans notre pays est extrêmement faible.
c/ une pièce de théâtre n’attire que quelques spectateurs.d/ un conférencier risque de n’avoir comme auditeurs que les organisateurs de l’évènement...etc.
pour changer tout cela, il faut beaucoup d’abnégation, de grande patience et de persévérance et... il faut surtout y croire.
quant à votre proposition de planter talghouda sur la pelouse du stade du 8 mai, je l’ai beaucoup apprécié, elle ne manque ni d’originalité, ni d’imagination, ni de finesse, malheureusement le gazon qui se trouve dans cette arène du foot est artificiel. merci grandement pour votre intervention, les questions qu’elle soulèvent interpellent les décideurs.
Omar Mokhtar Chaalal.

 
Réponse le 11 mai 2009, par Anonyme-30859 :

monsieur omar mokhtar j ai achete votre roman durant cette exposition du livre et je pense que la maniere dont on presente le livre ..tout les livres comme produits muets...
je pense que les maisons d éditions ne sont qu a la recherche du -gachis- .mots entendu au niveau du stand casbah edition... tant de titres mais peu d auteurs presents...je pense que la presence des auteurs auraient données un air de culture et non de souk a cette exposition..on espere meilleur pour l annee prochaine

 
Réponse le 17 mai 2009, par Anonyme-31518 :

Bonsoir l’ami,
je partage entièrement votre point de vue sur ce que devrait être un Salon du livre. pour qu’un tel évènement ne soit pas un bazar ou une foire où se commercialise uniquement des livres et autres "choses" soit disant de caractère culturel, il faut impérativement en faire un espace de rencontre ente les auteurs et les lecteurs. il faut absolument en faire un instrument de diffusion de la connaissance, du savoir et de la culture. pour qui est du Salon de Sétif, il faudrait être indulgent avec les organisateurs, ils sont à leur première édition. Espérons que l’année prochaine, ils feront mieux. dans tous les cas votre intervention vient à point pour les interpeller.
Salutations amicales. Omar Mokhtar Chaalal


4 mai 2009, 00:17 , par AZZEDINE LE SETIFIEN :

Salut,cher Omar,je saisis cette aubaine,pour vous demander de mettre a la disposition des internautes quelques extraits de vos écrits,cela permettra aux jeunes de connaitre mieux,vos oeuvres.BOn courage.

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Réponse le 6 mai 2009, par omar el mokhtar :

Bonjour,
c’est là une excellente idée, merci de me la suggérer. je vais sélectionner quelques extraits que j’enverrai progressivement sur le site.
Amitié.
Omar Mokhtar Chaalal

 
Réponse le 8 mai 2009, par Anonyme-30551 :

Bonjour Azzedine,
Faisant suite à ta demande de mettre à la disposition des internautes des extraits de mes écrits, je commencerai aujourd’hui par un passage de Talghouda qui "colle" à la réalité du moment. (commémoration du 64ème anniversaires des massacres du 8 mai 45)
" Chaque jour qui passe accentue le changement qui s’opère dans son corps.Ses cheveux s’ébouriffent et s’allongent.Sa barbe, telle une végétation luxuriante, ravage son visage.Son échine plie. l’uniforme d’apparat qu’il porte depuis son retour, noircit et moisit de jour en jour. En quelques semaines, il est devenu l’ombre du jeune homme à la carrure svelte et élancée qu’il était. Le général qui l’avait décoré en Alsace pour ses hauts faits d’armes, en mission à Sétif, demanda à le voir. Quand il lui fut ramené, le haut-gradé eut de la peine à le reconnaitre si ce n’est cette cicatrice à la joue gauche, souvenir d’un éclat d’obus. Comment et pourquoi un homme qui dans le combat était tel un lion, était-il devenu aujourd’hui une loque humaine ? La question était précise et demandait une réponse claire. Elle tarda à venir et quand elle fut donnée, elle était approximative. Loin d’être convaincu, l’officier s’emporta : - Soyons sérieux messieurs, on ne sombre pas dans la folie pour des bagatelles !
La réaction violente du général suscita une réponse une réponse plus proche de la réalité. On s’empressa à la lui donner :
- Il a perdu sa mère, mon général.
- Ah ! je comprends maintenant. Il m’avait parlé d’elle lors de la visite que je lui avais faite à l’hôpital de Strasbourg où il était en convalescence.../à suivre...

 
Réponse le 8 mai 2009, par omar el mokhtar :

.../...suite de l’extrait
" Il voulait se marier dès son retour en Algérie, pour lui donner des petits enfants à cajoler. Mais, au fait, de quoi est-elle morte ? Là encore les réponses trébuchaient, elles n’étaient pas convaincantes.- Mais enfin expliquez-vous,dit le général d’un air menaçant. - Une balle perdue, mon général. - Une balle perdue ? - Oui mon général, elle a été tuée lors des émeutes du 8 mai. - Vous voulez dire qu’on lui a tiré dessus ?
- Une balle perdue, mon général. - Mais enfin, une balle française tout de même ! - Oui mon général. Le général resta un long moment à réfléchir, puis demanda à ce qu’on organise une cérémonie pour rendre les honneurs des armes à l’homme qui s’était battu pour la France et à qui on avait donné comme récompense le martyre de sa propre mère. C’est ce qui fit dire à un jeune troufion :"Tiens, maintenant on rend les honneurs des armes à une loque indigène ?" Le général ne l’entendit pas ou ne voulut pas l’entendre, il se dirigea Lakhdar, le prit par les épaules et lui dit solennellement :"- Lakhdar ben Ahmed, au nom de la France, je vous demande pardon ! Les yeux de Lakhdar, jusque là vides de toute expression, s’animèrent et son regard reprit sa vivacité. Il fixa longuement l’officier français et lui dit : -Mais de quel pardon parlez-vous mon général ? "

 
Réponse le 10 mai 2009, par Un extrait de "Talghouda" :

Nous nous arrêtâmes au bord de la route, à l’orée d’une petite forêt qui longeait un immense champ nu… nous n’avions pas remarqué la femme et les deux enfants qui se trouvaient au milieu du champ…

La femme avait peur, elle sursautait au moindre bruit, au moindre mouvement…

Ses longs doigts fins continuaient pourtant à creuser la terre, une terre stérile … qui ne produisait plus rien, sinon cette tubercule indigeste qui remplit les ventres mais ne nourrit pas : talghouda.

Les petites mains des enfants accompagnaient celles de leur mère dans leur quête désespérée de survie… leurs corps menus restaient collés au sien pour mieux se prémunir contre la faim et la mort…

Un corps las qui refusait obstinément de se défaire des derniers vestiges d’une beauté éblouissante. La mère et le garçon étaient pieds nus. Ceux de la petite Zahra étaient emmaillotés dans des morceaux de sac en jute, entourés et retenus par des lanières de gros tissu. …Des collines surgirent soudain trois cavaliers, trois hommes armés. Le bruit des sabots frappant le sol dur attira son attention, ajouta à sa frayeur. Elle agrippa davantage le couffin et enveloppa ses enfants d’un bras protecteur.

Merde ! s’exclama Tayeb. C’est Armand, le fils du colon. Il est plus mauvais qu’un scorpion… Il ne se déplace jamais seul. Ses deux valets indigènes l’accompagnent partout, des félons aussi crapules et aussi lâches que lui.

Les cavaliers arrivaient sur les lieux au galop, comme s’ils allaient charger un ennemi puissant. Armand avança vers la femme, les deux autres restèrent en retrait, dociles et serviles...

Que faites-vous sur mes terres, toi et tes enfants ? dit-il d’un ton arrogant. De son regard avide, il la dénudait sans aucune gêne.

Elle rougit un moment puis se reprit.

Sidi, je suis venue déterrer quelques racines de talghouda. Mes enfants ont faim et mon époux est rongé par la maladie honteuse, que Dieu vous en préserve.

C’est ce que j’appelle une violation de domicile ! Si j’allais voir l’administrateur, tu irais en prison. Tout ce qui est sur mes terres m’appartient, même si c’est des racines de talghouda. Alors, rends-les moi, ou paye-les moi !

Oui, Sidi, je serai votre servante, je ferai votre lessive, je repasserai votre linge, je ferai votre ménage…

Non ! Pour cela il y a assez de moukères à la ferme. Il y a bien d’autres façons de payer quand on n’a pas d’argent. Bien que vêtue de haillons, tu es belle, et tu dois être assez intelligente pour comprendre. Si tu veux la talghouda, tu en connais le prix. Outré, Tayeb allait bondir. Je l’ai retenu et plaqué au sol à temps. N’oublie pas, ils sont tous trois armés, nous sommes deux, mains nues et handicapés. La femme avait compris l’allusion et, encore une fois, elle rougit. Un puissant sentiment de révolte envahit tout son être. Comment cet énergumène indigne pouvait-il penser pouvoir la souiller, elle la fille des Tolbas !

Il descendit de son cheval et d’un geste brusque lui arracha le couffin. Zahra, les yeux inondés de larmes qu’elle retenait dignement, la tira par son vêtement et lui dit :Viens maman, partons, papa attend !

Aussitôt, l’idée que le père de ses enfants puisse mourir sur un lit froid, faute de pouvoir manger, s’empara de son esprit, jusque-là lucide, et la fit reculer. Elle supplia alors le fils du colon d’avoir pitié d’elle. Il lui répondit par un sourire narquois de conquérant. Elle reprit le couffin, le donna à son fils et lui dit :Amène ta sœur et rentrez à la maison, je vais venir.
Leurs regards se croisèrent comme des éclairs une nuit d’orage. Celui de la femme était chargé de mépris, son regard à lui exprimait une appétence qui rappelait un rut d’animal. Elle se dirigea vers un fourré à l’orée de la forêt. Il la suivit haletant comme un chien de chasse. Le souffle rapide et saccadé, il laissait couler sur ses lèvres minces l’écume d’une salive dégoûtante. Avant d’arriver au bosquet, il se déculotta. Son ventre blanc libéra alors à l’air libre sa viscosité et ses bourrelets de graisse. Son corps, otage de l’instinct bestial, était traversé par des tremblements étranges.

Le petit garçon prit sa sœur par le bras. Il voulait lui faire quitter les lieux. Elle s’arracha à lui et resta campée sur ses frêles jambes, le regard, lourd de sens, pointé sur l’orée de la forêt. Le moment d’agitation passé, la femme apparut de derrière le boqueteau, le visage transparent et les yeux vides.

Marchant comme un automate, elle ne vit pas sa fille, et sa fille, l’œil grand ouvert, ne la vit pas non plus. L’image de son père s’imposa à elle. Le visage en sueur et les yeux fiévreux, il la regardait affectueusement et posait un baiser sur son front nu. Alors, la petite fille cracha par terre et s’enfuit…

 
Réponse le 24 mai 2009, par un extrait du roman " Le Fugitif ", Omar Mokhtar Chaalal :

Le train s’éloignait dans la nuit laiteuse. Des arbres et des poteaux télephoniques, arrachés par les vents de la tempéte, jonchaient le sol et donnaient au paysage un air de désolation. Pas une âme qui vive dans une campagne figée par le gel. Nous étions seuls dans cette étendue hostile, nous marchions avec beaucoup de précaution tant la neige durcie était glissante. Nos kachbias en poils de chamelle étaient devenues régides en trés peu de temps. Noua avancions péniblement vers la fermette qui se trouvait en fin de compte à plus de deux kilométre de la gare. La neige avait enseveli le tracé des sentiers, nous progressions à l’aveuglette, ce qui provoqua de dures chutes à l’un ou à l’autre, parfois aux deux en même temps. A chacune de ces glissades, Youcef ne manquait pas de grogner : „Merde de climat ! Comment font les gens ici pour s’y habituer ?“
Youcef était originaire de Constantine ou le temps est plus clément en hiver, et il avait vécu longtemps à Alger ou les gens connaissent peu ou pas du tout la neige.
A bout de souffle, nous nous arrêtâmes au milieu d’un petit pont qui enjambait un oued. C’était le Bousselam gelé, un véritable miroir aux reflets argentés. Youcef avait vraiment du mal a ce mouvoir, il devint acariâtre. Tout les dix métres il me demandait :
 C’est encore loin ?
 Mais non, nous arrivons...
 Je ne vois aucune batisse !
 Elle est juste derière le bosquet, sur ta droite...
 Et tu me dis que ce n’est pas loin ! Je ne sens plus mes orteils
Je lui fais une réponse dans son style décontracté :
 Claque des dents, ca va te réchauffer...
Il ne réagit pas, préferant sans doute se murer dans une hargne muette. Cela nous permit d’avancer plus vite. Arrivé à proximité du petit mas, nous fûmes acceuillis par des aboiements qui nous figèrent. Je scrutais la nuit, à l’affût d’un quelconque mouvement, sans aucun résultat. Les mains en porte-voix, je hélai en vain notre camarade Lamri. Youcef grelottait de froid, il sautillait pour se réchauffer. Je pris mon courage à deux mains et fis quelques pas en direction de la maison. Aussitôt, les aboiements reprirent de plus belle et me firent reculer loin derrière. Pris dans une frénésie sans pareille, Youcef courut avec difficulté vers le bois. Il arracha une branche et revint à mes côtés. Comme ca, nous serons à armes égales, dit-il !
A l´angle de la ferme, plusieurs points rouges brillants s´agitaient dans les ténèbres.
 Attention ! Ils ont lâché les chiens, criai-je !
 Lamri ! Lamri ! C´est nous, arrête les molosses ! s´époumentait Youcef.
Dans sa hâte, il avait oublié de nous identifier. Fendant l´air avec la branche, il se préparait au combat. Les grognements des chiens s´intensifièrent, ils traduisaient toute leur agressivité. Eux aussi se préparaient à la bataille, mais ils étaient plus déterminés que nous. c´étaient ce qu´on appeller communément des chiens arabes, roux,noirs ou blancs, ils sont aussi féroces que la pointe de leurs crocs. Ils n´appartiennent à aucune race connue. Dresssés pour avertir le maître de maison en cas d´éventuelles intrusions nocturnes et de défendre un espace, ils ne dépassent jamais leurs limites.../...
.../... Notre bataille n´eut pas lieu faute d´engagement de notre part. Devant l´avancée des chiens, nous ne dûmes notre salut qu´à une lâche fuite faite de culbute en culbute. Nous atteignîmes difficilement le petit bois, alors que les chiens s´étaient arrêtés à la limite de leur territoire. Essoufflés, suant comme des porcs, mais transis de froid, nous restâmes un long moment silencieux. À défaut d´avoir été au front contre les molosses, nous nous chamaillâmes dans la pure tradition des roturières. Youcef hors de lui, s´en prit à moi avec véhémence :
 Comment ai-je pu être assez bête pour suivre un inconscient comme toi ?
 Tu n´es qu´une petite nature. Il a suffit d´un peu de neige pour que tu chiales comme une fillette !
 Tu vas me faire regretter l´estime que j´ai pour toi, tu n´es qu´un triste aventurier, Karbaz avait raison, espèce d´anarchiste !
 Mieux vaut être un anarchiste, plutôt qu´un sale petit-bourgeois comme toi ! .../


5 mai 2009, 10:30 , par Un passant :

Salut Amor, à mon avis Talghoud est un livre qui va être important dans ta vie d’écrivain surtout d’après les réactions de ceux qui l’ont lus ( j’espère que ce retard dans les participations est dû au fait que les internautes prennent le temps de le lire avant de réagir). Dans tous les cas un livre prenant à quand la suite ?

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Réponse le 8 mai 2009, par Anonyme-30546 :

Salut l’ami !
Sympathiques, tes encouragements, je t’en remercie.quant à ta question sur le deuxième tome, je te dis que l’on sait quand on commence un ouvrage, sa finition est vraiment autre chose, surtout pour ce genre de roman où se mêlent la fiction et la réalité ; pour le premier tome par exemple, il devait être terminé bien plus tôt, les petites choses de la vie en ont fait autrement.
Amitié.
Omar Mokhtar Chaalal


6 mai 2009, 02:54 , par Zino du Colorado :

Salam Si Omar:Cela fait presque 35 ans,que la piece"El Alam Methaouel" fut realisee avec votre collaboration et une troupe dynamique et collectivement creative a l’instar des Djamel Terbah,Salim bensdira,M’barek Derradji,Mohamed Seghir,Zine-eddine Benyoucef(el methadeth)et bien d’autres.C’etait l’epoque du "Theatre engage" inspire du style Kateb Yacine.(Mohamed prends ta valise,la poudre d’intelligence,la guerre de 2000 ans,la Palestine trahie,etc...)Ah,les souvenirs des villages agricoles,du festival du theatre de Mostaganem,de la semaine culturelle de Setif,etc...Je me demande si vous etes toujours actif dans ce domaine ? et dans quel etat se trouve le Theatre a Setif ?Keep up the good work,amicalement.

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Réponse le 8 mai 2009, par Anonyme-30547 :

Bonjour Zino,
merci de me rappeler mes vingt ans. C’est vrai que le Théâtre "Katebéen" a fait bonne école. Aujourd’hui je me consacre à l’écriture et surtout au devoir de mémoire.
Salutations "Sétifiennes" du haut des Hautes Plaines.
Omar Mokhtar Chaalal


8 mai 2009, 20:14 , par yazid :

Cher Monsieur,j`ai lu dernierement une de vos critiques sur un roman dont j`ai oublie l`auteur,ou vous avez confirme que le lieu dit Oued Edhab dans la region de Setif n`existe pas ;sans rentrer dans les details,je vous signale cher Monsieur que cet endroit existe et il a ete de tout le temps appele ainsi meme au temps de l`occupation,il fait partie de la commune de Beni Fouda (ex ; Sillegue).Certains disent que Oued Edhab est appele ainsi a cause de la presence de l`or provenant des ruines romaines situes en amont de l`oued,d`autres a cause de la richesse agricole de la vallee qui a necessite l`implantation de plusieurs moulins a grains par les colons francais.

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Réponse le 9 mai 2009, par omar el mokhtar :

Bonjour Monsieur Yazid,

je crois que c’est la deuxième fois que vous revenez sur cette question. Je ne pense pas avoir dit que le hameau de Oued Edhhab n’existe pas dans notre région. je suis natif de Sétif et je connais bien ses environs, notamment ceux de la commune de Oued Fouda (Sillègue). Dans plusieurs articles de presse,j’ai réagi aux propos tenus par l’auteur du roman "le village de l’allemand" qui dans une déclaration au Nouvel Observateur avait affirmé avoir construit sa fiction sur une histoire vraie qui se serait déroulée dans un village qu’il aurait traverser en venant à Sétif, en mission pour le compte du ministère de l’industrie. Ce village selon lui, dont le nom se rapproche phonétiquement de Oued Edhhab, ressemblait à un village " d’Astérix", et avait pour maire un ancien nazi, aimé et adulé par les habitants, insinuant par là que la population de la région était pro-nazi et avait des sympathies pour le régime hitlérien. Ce que j’ai dis face à ces allégations, c’est qu’il y avait là un gros mensonge. le village tel que décrit par l’auteur n’existe pas et Oued Edhab ne peut pas être ce village imaginaire pour au moins deux raisons:a/ Oued Edhab ne se situe pas sur un axe routier, la route qui y mène finit sur un cul de sac, on ne traverse pas ce hameau pour aller quelque part, on y va c’est tout. b/ Oued Edhab n’est pas une commune pour avoir un maire, qu’il soit allemand grec ou algérien. Je rappelle que ce petit bourg a été édifié autour d’un moulin construit par Henry Durant, fondateur de la Croix Rouge.
Cordialement.
Omar Mokhtar Chaalal

 
Réponse le 9 mai 2009, par omar el mokhtar :

Bonsoir,
j’apporte un petit rectificatif à mon premier message. Il faut lire Béni-Fouda au lieu de Oued Fouda. Vous avez certainement compris qu’il s’agit là d’une erreur. Je m’excuse auprès des habitants de ce sympathique village pour avoir déformé le nom de leur cité. Amicalement. Omar Mokhtar Chaalal


9 mai 2009, 19:05 , par Mokhtar :

Bonjour Omar, à quand la traduction de votre dernier roman "talghouda" en arabe ? Les lecteurs arabophones attendent

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Réponse le 9 mai 2009, par omar el mokhtar :

Salut à vous Mokhtar,
Mon souhait est de voir le roman "Talghouda" traduit en arabe le plus tôt possible, pour satisfaire les lecteurs arabophones, parmi lesquels je compte de nombreux amis. J’en discuterai très prochainement avec mon éditeur, d’autant que la traduction de "Kateb Yacine, l’homme libre" a été un succès. Il est déjà épuisé.
Amitiés. Omar Mokhtar Chaalal


10 mai 2009, 12:14 , par Mokhtar :

Bonjour Omar,
Permettez-moi de poser une question un peu provocante ; Reste-il encore de la place aux idéaux humanistes de Benzine avec cette nouvelle génération ingrate et scélérate ?

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Réponse le 11 mai 2009, par Anonyme-30843 :

Bonsoir Mokhtar,
je ne vois pas en quoi et pourquoi votre question serait-elle embarrassante. bien au contraire, elle me permet d’affirmer encore une fois mes convictions profondes et de croire en la certitude de mes espérances. les idées généreuses ne meurent jamais et les idéaux humanistes, les idéaux de liberté et de justice sociale seront toujours l’objectif des hommes libres. regardez plutôt du côté de l’Amérique Latine, ce qui s’y passe n’est pas une vue de l’esprit. quant à votre jugement sur les générations d’aujourd’hui, il est dur et injuste. dans tout les cas si ingratitude il y a, elle n’est que le fruit de l’absence de perspicacité chez les générations précédentes. pour ma part, je préfère rester un incorrigible optimiste. Amitié. Omar Mokhtar Chaalal


10 mai 2009, 21:47 , par N’en noufle :

Salut Omar,
A lyon on est dans l’attente de votre passage. Cette, année, malgré le mutisme officiel, les massacres de Setif sont sûr tout les lèvres. Au memorial de st fonts, le collectif du 8 mai et la LDH, en presence de la conseillere regionale, Sabiha Ahmine, a rendu hommage particulier aux victimes de Setif. Vous aller passer a lyon ou ?

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Réponse le 11 mai 2009, par Anonyme-30846 :

Salut N’en noufle,
je constate que l’information circule rapidement ! c’est tant mieux.
Évoquant le 64eme anniversaire des massacres du 8 mai 45, un ami me disait ce matin : cela bouge en France ! c’est l’ère de la "connaissance", la prochaine étape sera celle de la "reconnaissance". Cela serait bien, nous pourrons ainsi lancer au delà des rives de la Méditerranée des passerelles de paix et d’amitié et tracer des chemins fleuris de fraternité. Je serai à Lyon le 25 mai 2009. je passerai à la Maison des passages au 44 rue Georges, 5eme arrondissement à 20 heures.
A bientôt ! Salutations amicales. Omar Mokhtar Chaalal


11 mai 2009, 22:16 , par Kamir :

salut !monsieur chaalal !
Je n’ai pas lu votre livre ,mais je le ferai c’est sûr !
En lisant le dernier extrait que vous avez publié sur le site ,mes poils se sont dressés et mes poings se sont serrés je voulais bondir sur le fils du colon (j’allais dire du cochon )et lui arracher les yeux ,alors je me suis réveillée comme d’un mauvais rêve .Je me suis dite :il est loin (heureusement )
dans le temps et dans l’espace ,et que c’est fou que de ressentir la haine ,ne serai-ce que pour une fraction de seconde .Pour cette raison je vous remercie de nous restituer cette mémoire que nul ne doit oublier .J’ai deux questions à vous poser :
1-si l’histoire de la femme de l’extrait est véridique ( elle est sans aucun doute vraisemblable) ?
2-si Lakhdar de votre roman est le même que celui de la célèbre chanson : ya rabi sidi .... ?

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Réponse le 13 mai 2009, par omar elmokhtar :

Bonsoir Kamir,
votre réaction après la lecture de l’extrait me réconforte dans mon choix d’avoir opté pour l’écrit romanesque et dénote chez vous une grande sensibilité. je ne pense pas que vous avez éprouvé de la haine mais plutôt un sentiment de légitime révolte. Dans ma narration, il y a une grande part de fiction où les propos sont le fruit de mon imagination mais les faits sont réels. En d’autres termes je n’ai pas sacrifié la vérité historique. l’information que j’avais reçu était "plate", genre : en ces temps de misère que de femmes à la recherche de talghouda ont été victimes des dépassements de fils ou de commis de colon.
Dans le roman tout le décor que j’ai planté a été imaginé. Pour votre deuxième question, vous avez vu juste : le personnage de Lakhdar a été largement inspiré de l’histoire narrée dans ce beau poème "ya rabi sidi" ou si vous voulez "machina el kahla"
Amitié.Omar Mokhtar Chaalal


11 mai 2009, 23:15 , par aziz :

Salut homme de culture je suis très content de te voir comme invité du mois sur Sétif info sa ma fait énormément plaisir je suis sur que vous ete l’homme idéale qui peut reflète la culture la culture setifiènne. bon courage tigre

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Réponse le 13 mai 2009, par omar elmokhtar :

Salut l’ami !


12 mai 2009, 23:28 , par artiste :

Bonjour monsieur,
j’ai une question qui me tourmente depuis tres tres longtemps, pourquoi vous n’avez pas aider les jeunes artistes lorsque vous etiez directeur de la maison de la culture de Setif,j’en faisais partie de ses jeunes artistes qui avaient tant besoin d’aide mais helas en vain.
meme les responsables et agents de votre periode qui sont toujours a la maison de la culture sont toujours contre l’apparition de nouveau talents...

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Réponse le 13 mai 2009, par omar elmokhtar :

Mon passage à la direction de la maison de la culture est apprécié différemment par les uns et les autres. Je me suis investi pleinement dans la mission qui m’a été confiée. Il m’est arrivé de réussir, comme il m’est arrivé également d’échouer, mais il ne sera pas dit que je n’ai pas essayé.


16 mai 2009, 00:38 , par AZZEDINE LE SETIFIEN :

Tout d’abord,je salue en vous,l’homme au service de la nation,l’intellectuel des premières heures,l’écrivain engagé dans la cause nationale.
la lecture de vos éxtraits m’ont permi de conclure ce qui suit.
1-la force de description,elle est percutante,imprégnation parfaite entre les personnages et le fond des situations, faisant un seul corps,le tout dans une harmonie exceptionnelle,où votre touche personnelle,à su ébranlé en profondeur,les événements.
2-Des phrases poétiques,riches, pleines de nuance et resonances prolongées ,qui rappellent,cette état d’âme de ces personnages,incontestablement présentes,toute au long du roman.
"Talghouda",roman, trés bien réussi,il rapporte fidèlement les déboires d’un peuple,durant le règne animal.

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Réponse le 16 mai 2009, par Anonyme-31292 :

Bonjour Azzedine,
Merci pour vos encouragements et encore une fois merci de m’avoir suggéré de publier sur le site des extraits de mes livres.
le prochain qui sera affiché concernera le "Fugitif". Par ailleurs sachez que le plus grand bonheur pour un écrivain est de répondre à l’attente des lecteurs. merci. Amitié. Omar Mokhtar Chaalal


17 mai 2009, 20:19 , par Tandja :

Bonjour Mr Chaalal, j’ai une question qui ne concerne pas votre spécialité mais peut être vous pouvez me donner une réponse : La plante Telghouda que vous avez utilise comme nom de votre dernier livre, existe à ce jour ? On peut la retrouver dans notre région ? MERCI

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Réponse le 17 mai 2009, par Anonyme-31520 :

Bonsoir Tandja,
On ne peut trouver de la talghouda qu’en période de grande sécheresse. c’est une tubercule indigeste qu’il faut déterrer.
Dans la région de Bougàa, on l’utilise comme lessive pour blanchir le burnous.
Amitié.Omar Mokhtar Chaalal

 
Réponse le 19 mai 2009, par un petit lecteur :

On dit un tubercule,je pense...Je lis actuellement votre roman.Pas mal du tout.On retrouve un style algérien. Bien écrit ,"Telghouda" est agréable à lire quoique je trouve que vous forcez un peu trop sur "les images Merci

 
Réponse le 21 mai 2009, par Anonyme-32032 :

Bonsoir Grand lecteur,
Pour ce qui est du nom masculin de tubercule, vous avez parfaitement raison. Par ailleurs, je suis content que le roman vous ai plu. Salutations amicales. Omar Mokhtar Chaalal


17 mai 2009, 20:24 , par amoucha :

bonjour l’invité, je souhaite manger un peu de telghouda a travers votre dernier livre. pouvez vous nous citer quelques librairies a setif ou on peut retrouver votre livre ? combien cout il ? salutations

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Réponse le 17 mai 2009, par Anonyme-31529 :

Bonsoir l’Ami,
je ne peux vous citer des noms de librairies à sétif pour des raisons que vous comprendrez facilement, mais je peux vous assurer que le livre est partout dans les librairies de la ville.

Amitié, Omar Mokhtar chaalal


17 mai 2009, 20:59 , par khalil hedna :

Salut Grand monsieur, juste pour vous dire que vous êtes parmi les rares hommes de culture que nous, faisant partie de la génération montante, considère comme référence. Que Dieu vous garde et vous donne la force et la volonté d’être toujours à la hauteur des espérances.
Khalil Hedna

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Réponse le 17 mai 2009, par Anonyme-31530 :

Bonsoir Khalil,
je suis sensible à votre sympathique message. Merci grandement.

Salutations amicales,
Omar Mokhtar Chaalal

 
Réponse le 19 mai 2009, par scout :

je tiens tout d’abord a vous présenté toutes mes condoléances pour votre frére abdelkader que j’ai connu dans les annéés 1965 en étant lui et moi des louveteaux malheureusement je ne vis plus a setif depuis 1976 bravo pour tout ce que vous faites

 
Réponse le 19 mai 2009, par Anonyme-31834 :

Bonjour louveteau,
Merci pour l´hommage à Abdelkader et merci pour tes gentils encouragements. Salutations fraternelles. Omar Mokhtar Chaalal


19 mai 2009, 14:24 , par FARIDA de Forbach :

merci du fond du coeur pour ce superbe temoignage du passe de notre patrie.Belle et poignante narration de tout un pan de notre histoire que j ignorais.Ce recit fut captivant.La femme Kabyle que je suis eprouve de la gratitude:vous l avez anoblie en la valorisant de si belle maniere.des mots empreints de poesie pour decrire l ame de mon peuple.Les rapports humains y sont decrits avec finesse et psychologie.Mr Chaalal vous avez l intelligence...du coeur.La trame est exaltante et laisse le lecteur songeur meditant ces lignes.merci de faire de moi un temoin privilegie de ce que,tout Algerien,doit a ses heros.ce livre doit etre lu avec le coeur.TALGHOUDA est plus qu une emouvante fresque historique ;ce roman retrace le parcours initiatique d un homme en quete de justice et de verite donnant un sens sacre a sa vie.je le quitte avec grand regret et attend impatiemment la suite...

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Réponse le 19 mai 2009, par Anonyme-31842 :

Bonsoir Farida,
C´est moi qui vous remercie pour vos gentils mots. Je suis un peu confus d´avoir déclenché en vous, tant d´émotions et de passions, cependant je suis profondément heureux que le texte vous ai plu. L´auteur est toujours comblé de répondre à l´attente de ces lecteurs. Votre Sympathique appréciation de ce premier tome, m´encourage à faire mieux pour la suite...
Amitié. Omar Mokhtar Chaalal

 
Réponse le 20 mai 2009, par FARIDA de Forbach :

bonjour Mr Chaalal.ne soyez pas confus.vous avez ecrit un chef d oeuvre ;un bel ouvrage qui inspire et stimule en soi de nobles sentiments.des moments de profondeur en symbiose avec les personnages ou l on touche un bout d absolu une parcelle d eternite.vous avez a l instar des grands chefs d oeuvre de ZOLA ou Victor Hugo su exalter chez le lecteur des qualites d ame en stimulant dans le coeur ce qui s y trouve de beau de grand de pur et de profond.ce roman invite a la contemplation et ouvre l esprit et l imaginaire.merci pour ce beau moment de lecture et de meditation des mots.bon courage pour la suite Mr Chaalal

 
Réponse le 21 mai 2009, par Anonyme-32034 :

Je vous remercie vivement pour vos encouragements. Amitié. Omar Mokhtar Chaalal


20 mai 2009, 12:36 , par tandjaremdja :

salem omar .voici l’algerie placèe sous le feu d’un ècrivain amoureux de son pays et par le dètour de la fiction fait apparaitre les turpitudes et les contradictions d’une societè à la dèrive merci abientot.

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Réponse le 21 mai 2009, par Anonyme-32036 :

Bonsoir Tandjaramdja,
Vous raison, je suis un amoureux de l´Algérie, surtout en ces temps de ´honteux reniements´. Salutations amicales. Omar Mokhtar Chaalal


20 mai 2009, 14:01 , par FARIDA de Forbach :

avec originalite cette oeuvre Mr Chaalal prend l aspect d un roman-documentaire,valeur inestimable de temoignage et de denonciation de l injustice et de la barbarie.Il est question de la liberation de l homme opprime qui ose se dresser dans une revolte pour un ideal de Fraternite de Justice et ...par dessus tout ...de LIBERTE.un seul et meme peuple,uni,marchant sous la meme banniere,pleins d espoir,portant la semence de jours meilleurs...Bravo

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22 mai 2009, 15:17 , par Madame X :

Oui,un livre qui rapporte la vérité.Cette MISERE morbide que nos aînés,éclairés ont combattu à coup de courage,de fierté,de dignité ,d’honneur,de coeur et de foi pour faire de nous des "hommes libres".Gloire à nos Chouhadas d’hier et d’aujourd’hui,ceux qui ont repris le flambeau pour lutter à leur tour contre l’ignorance,mère de tous les maux."L’écrit est aussi sacré que le pain" et"l’encre des savants est encore plus précieuse que le sang des martyrs "N’est-ce pas ?Bravo pour ce que vous avez si bien raconté ;à quand la suite ?

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Réponse le 22 mai 2009, par Anonyme-32093 :

Bonjour Madame,
Vous avez raison, un peuple qui lit ne peut qu’avancer. Le livre reste l’instrument privilégié pour la diffusion du savoir, des connaissances et de la culture. Quant à la suite, je ne saurai vous le dire Madame, par contre je peux vous assurer que j’ai déjà entamé la rédaction du deuxième tome. Amitié. Omar Mokhtar Chaalal.


24 mai 2009, 19:14 , par tandjaremdja :

tres bon sèjours a lyon le plaisir de lire votre livre prochainement .enfin le rèvolutionnaire n’est pas libre.il est constamment en train de se battre.de lutter avec quelque chose.abientot

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Réponse le 24 mai 2009, par Anonyme-32501 :

Salut cher Ami,
à bientôt !

 
Réponse le 28 mai 2009, par Alain Maris :

Salut Omar, salut Sétif-info, c’est dire combien votre rencontre à Lyon a été une belle réussite, contre les colonialistes et leurs supplétifs...

Bon courage à toutes et tous et un grand Merci à Mme Ahmine pour son combat à Lyon contre les crimes colonialistes et esclavagistes, pour la défense des vraies valeurs de la résistance et de la mémoire du 8 mai 45, pour le dialogue entre les peuples, pour la coopération entre Lyon-Sétif-Alger, qu’elle avait initiée en 2006, et pour la solidarité avec tous les opprimées...

Je vous propose à propos de lire ce lien internet , un exemple du combat de Mme AHMINE en solidarité avec le peuple palestinien, car elle a écrit à Nicolas Sarkozy pour la libération d’un jeune franco-palestinien :

http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article.html?iurweb=615083

 
Réponse le 29 mai 2009, par Anonyme-32784 :

Bonsoir Alain,
Je suis content que mon passage à Lyon ait procuré tant de satisfaction. Je suis très heureux également de partager avec vous ce sentiment anticolonialiste qui fait de nous des militants humanistes convaincus, solidaires avec tous les opprimés. Il est vrai que le combat de madame Ahmine en solidarité avec le peuple palestinien est à salué particulièrement. Merci Alain pour votre message. Amitié. Omar Mokhtar Chaalal


28 mai 2009, 09:46 , par Bouguerra :

Bonjour, M. Chaâlal ou Mokhtar, je ne sais pas si peux vous tutoyer ou vous vouvoyer. C’est sans importance. Je suis un ancien collègue de l’educ nat. On se côtoyait ... mais sans plus. Nous avons sans doute des relations communes...
Bravo pour talghouda dont je n’ai pu lire que des extraits. Une diffusion en France est-elle programmée ?
Je prépare un roman pour 2009 et figure-toi, j’évoque aussi talghouda. Connaîtrais-tu son nom en français ?
Tu associes talghouda à Bougaâ sans raison...A Sétif même en on cueillait. Mon père avait exploité les terres qui « touchaient » les murs du collège Khémisti...Tu évoques son usage pour le lavage de la laine - ce qui est exact - cependant d’après les anciens, au cours des périodes de famine, on la mangeait sous forme de purée et même de galettes. Peux-tu me confirmer ce point ?
Pourrais-tu me donner le nom français du zidoum et Houraïcha ... que j’évoque aussi.

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Réponse le 29 mai 2009, par Anonyme-32789 :

Bonsoir Bouguera,
Bien sûr que tu peux me tutoyer. je suis content que tu songes à écrire un livre, je ne peux que t’encourager à le faire car vois-tu, chaque livre qui parait fait reculer indéniablement les ténèbres. Tape talghouda sur le moteur de recherche google, tu auras le nom scientifique de ce tubercule. Je ne connais pas le nom français de houraicha et zidoum, je suis navré de ne pouvoir t’aider. par ailleurs je te confirme qu’en temps de famine, les gens consommaient talghouda sous forme de purée et aussi en galette.
Amitié. Omar Mokhtar Chaalal


29 mai 2009, 07:59 , par Hacène Rabah Bouguerra :

Merci, Mokhtar et bon courage pour la suite...Comme toi, j’ai deux prénoms Lahcène (Hacène) et Rabah...

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Réponse le 29 mai 2009, par Anonyme-32845 :

Bonsoir Hacene,
Merci pour tes encouragements et surtout fais aboutir ton projet d’écriture. Amitié Omar Mokhtar Chaalal


29 mai 2009, 17:40 , par FARIDA :

bonjour MR CHAALAL je suis ravie d apprendre que votre passage dans la ville de LYON ait ete un succes.bon courage pour la suite de votre travail.J ai ete honoree de converser avec vous et d echanger nos avis.a tres bientot

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Réponse le 29 mai 2009, par Anonyme-32846 :

Bonsoir Farida,
Je suis très sensible à vos encouragements et à vos marques d’estime. J’ai été également heureux de converser avec vous et reste persuadé que le travail que vous vous proposez de réaliser dans le domaine de l’écriture aboutira sur des résultats positifs. Vous avez les moyens et la sensibilité pour le faire, il faut seulement y croire. Sincères et amicales salutations. Omar Mokhtar Chaalal


31 mai 2009, 16:02 , par Omar Mokhtar Chaalal, poème sur Kateb Yacine, ceci en remerciements à tous les internautes qui ont participé au débat et en hommage à "l’enfant terrible de la littérature algérienne", en ce vingtième anniversaire de son ultime départ. :

Chant pour Yacine…

Dire Yacine aujourd’hui, n’est pas aisé comme il n’est pas aisé de s’élever à la simplicité…

Dire Yacine aujourd’hui, c’est interroger cette mémoire sur l’insouciance des rires d’enfants, sur les élans généreux et les itinéraires tumultueux, enfin sur les regards sereins...

Dire Yacine aujourd’hui, c’est arpenter les champs de blé et les racines d’oliviers, c’est aussi cultiver les senteurs de paradis et les fleurs de henné.
Dire Yacine aujourd’hui, c’est rompre la galette et la sueur avec mineurs et dockers dans le silence des puits sans fin, dans le brouhaha des ports aux folles jetées.

Dire Yacine aujourd’hui, c’est dépoussiérer l’autel de l’histoire sous le pas serein de l’Emir Abdelkader…
Etre à l’écoute du chant d’amour d’Ibn El Arabi..., être à l’écoute de la plainte des femmes maudites pour ne pouvoir enfanter mais aussi du cri de victoire de l’enfant qui naît.

Dire Yacine aujourd’hui, c’est vomir le verbe, le conjuguer et crever les nuages : averse de larmes et de sang où les murmures des vents d’orages se mêlent aux cris des morts de Sabra et Chatila, à ceux des brûlés à la chaux vive de Mélisimmo ou encore aux lamentations des égorgés de Beni Slimane et de Bentalha.

Dire Yacine aujourd’hui, c’est voir luire dans le calme d’une nuit africaine Nedjma, au centre d’une constellation d’étoiles et de perles : belle brune aux cheveux de sable mais aussi fougueuse et généreuse ALGERIE...

Dire Yacine aujourd’hui, c’est aussi traverser une journée d’automne, l’espace irréel d’un hangar de fret où les doigts effilés d’une toujours belle brune effleurent amoureusement un cercueil en errance..., traverser un espace irréel où l’ami témoin du recommencement d’un amour impossible fût frappé de cécité et de surdité, la langue ligotée..., l’espace d’un moment, où Octobre s’éveille pour saluer les moments éternels...

Dire Yacine aujourd’hui, c’est errer dans les regards silencieux des jeunes filles claustrées, défaire les mots dans leurs mains au tatouage de henné et frémir au rythme du cri d’amour révolté d’El Kahina qui, non loin de Baghaî, a fait du fleuve d’un profond puits son lit éternel...

Dire Yacine aujourd’hui, c’est aussi compter un à un les grains de poussière que la bêtise des hommes a entassé sur son nom, jusqu’à le dévoyer :
Dahya, l’héroïne, reine d’un peuple libre, est devenue par enchantement El Kahina, l’envoûteuse...

Dire Yacine aujourd’hui, c’est lire et comprendre l’étonnement émerveillé inscrit dans les yeux aux prunelles élargies des jeunes mères devant le balbutiement des premiers pas des bébés...

Dire Yacine aujourd’hui, c’est pénétrer la mémoire qui déambule et qui se fige..., plonger dans le regard avide des enfants de dix ans et dans la profondeur de l’abîme de Mai 45 où l’écume rouge inondait les crânes amoureux à travers les bottes ferrées des bâtards légionnaires et les statuts de liberté du " monde libre ".

Dire Yacine aujourd’hui, c’est aller au devant de Bouzid rencontrant une balle brûlante au cœur de ses vingt ans et s’allier aux youyous de la victoire que lançait sa mère dans son oreille mourante ..., sa mère pour la première fois sortie dans la rue sans voile ni chaînes..., moment sublime où la rencontre fabuleuse des destins dans la fièvre du mois de mai propulse Yasmina la rose noire, dans un vent de folie pour recevoir en plein délire et Frantz Fanon et l’étoile en plein front ..., Yasmina la rose noire, source d’un grand destin qui, un jour d’ombres et de lumières descendit de son rosier pour prendre la fuite ...

Dire Yacine aujourd’hui, c’est dénuder les rivages sans âmes où " PAS DE CHANCE " et " NUAGE DE FUMEE" dansaient à la mesure d’une mélodie que H’RIKES fredonnait : symphonie de mandoline et de tambourin dans un maquis de genêts ...

Dire Yacine aujourd’hui, c’est interroger le ch½ur et le coryphée sur le parcours des planches et le cercle de craie : univers où ALLOULA dans son immense générosité a su semer le verbe et déclamer les mots animés. . .

Dire Yacine aujourd’hui, c’est peser la poudre dans une grotte éclatée où MECHAKRA, la douce, extirpait la sève des paroles de MOHAND OU MOHAND pour s’abreuver et s’enivrer...

Dire Yacine aujourd’hui, c’est scruter les grandes étendues : ocre des dunes de sable, scintillement des dunes de neige dans la clarté de l’aube naissante...

Dire Yacine aujourd’hui, c’est courir les ruelles étroites, suivre les pas des humbles à l’échine courbée sous de lourds fardeaux le long de la rue des vandales..., c’est questionner les boulevards et autres faubourgs sur l’origine de l’opulence de leurs cités..., c’est interpeller les dortoirs insalubres et les chambres d’hôtels miteux, l’estaminet de banlieue et les grandes brasseries, l’étang enfoui à l’orée des bois et les berges des grands fleuves...

Dire Yacine aujourd’hui, c’est continuer à respirer, continuer à lutter…

Omar Mokhtar Chaalal : Kateb Yacine, l’homme libre.

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8 décembre 2010, 19:56 , par SAM77 :

Bonsoir Mr OMar ; je suis une jeune doctorante algérienne en langue française ; dans ma thèse je travaille sur la littérature carcérale et j’ai pris le roman de Benzine "Le Camp" comme partie de mon corpus svp ou je peux trouver votre livre pour le rajouter dans mon travail de recherche ?

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8 décembre 2010, 20:04 , par SAM77 :

Bonsoir Mr OMar ; je suis une jeune doctorante algérienne en langue française ; dans ma thèse je travaille sur la littérature carcérale et j’ai pris le roman de Benzine "Le Camp" comme partie de mon corpus svp ou je peux trouver votre livre pour le rajouter dans mon travail de recherche ?

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