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Massacres du 17 octobre 1961 : un crime colonial encore occulté

samedi 17 octobre 2009 | APS

 L

’Algérie commémore samedi le 48ème anniversaire des massacres du 17 octobre 1961 à Paris, alors que l’Etat français continue d’opposer une fin de non-recevoir à l’exigence de reconnaître les crimes commis durant la longue nuit coloniale.

Ce jour-là, plus de 80. 000 Algériens déferlaient sur les grandes artères parisiennes dans une marche pacifique, à l’appel des dirigeants de la Révolution algérienne, pour protester contre le couvre-feu imposé aux seuls Algériens par la Préfet de police, Maurice Papon.

Les manifestants, hommes, en majorité des ouvriers, femmes et enfants étaient venus de Nanterre, Aubervilliers, Argenteuil ou Bezons ou dans les quartiers les plus miséreux de Paris comme la Goutte d’Or ou Ménilmontant, pour défendre leur dignité et leur liberté, "mises à mal par un décret dans une démocratie occidentale", rappellent les historiens.

"Cette manifestation pacifique se soldera, le 17 octobre et les jours qui suivront, par " plusieurs centaines de morts et autant de disparus et plus de 1000 blessés alors que 14.094 Algériens furent arrêtés par la police française", témoigne Ahmed Arrad, ancien militant de la Fédération de France du FLN.

Pour Ali Haroun, ancien dirigeant au niveau de cette structure, il y a eu ""200 morts au minimum", parmi les manifestants. Haroun relève cependant, "la difficulté d’avoir un chiffre exact des victimes de ces manifestations car, dit-il, de nombreux Algériens comptaient parmi les disparus".

Acteurs, historiens et chroniqueurs de presse de ces journées sombres, sont unanime à dénoncer le chiffre de 2 tués, annoncé quelques jours après, par Papon, qui avait commandité et suivi de très la répression.

L’historien français, Jean Luc Einaudi, relève pour sa part, qu’"officiellement, les registres du service médico-légal ne signalent aucun mort pour la journée du 17 octobre 1961".

Il ajoute néanmoins, que "les cadavres acheminés vers la morgue étaient tout simplement jetés dans la Seine à partir des fenêtres du bâtiment abritant la morgue". L’historien rappelle que "cette pratique de noyade a été largement utilisée en 1958 lors d’un premier couvre-feu imposé à Paris sur les Algériens, arrêtés puis torturés au Vel d’hiv".

48 ans après, cette tache sombre demeure toujours chez les rescapés du massacre, encore vivants. "Même les femmes et les enfants n’on pas été épargnés puisque près de 1.000 épouses, mères et soeurs ont été interpellées ainsi que 500 enfants", témoigne Haroun.

De nombreuses associations aujourd’hui, en France même, n’oublient pas ces sombres évènements qu’elles commémorent régulièrement, par des rassemblements sur les lieux même du crime, mais aussi dans d’autres villes de France, où se sont déroulées aussi, des manifestations pacifiques similaires.

Cette année également, elles sont 20 organisations françaises, des ONG, associations et partis politiques, a avoir appelé à un rassemblement demain samedi au Pont Saint-Michel à Paris, en hommage aux victimes.

Ces organisations se rassembleront "pour exiger la reconnaissance officielle par la France de ces crimes d’Etat perpétrés par les forces de police", selon le texte de leur appel.

Elles déplorent à cet égard, que "48 ans après, la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales" menées, en particulier en Algérie.

Elles déplorent également le fait que "certains osent encore aujourd’hui continuer à parler des +bienfaits de la colonisation+ et des honneurs +officiels+ sont rendus aux criminels de l’OAS.

Malgré un discours, parfois ambigu et contradictoire, sur le passé colonial de la France, la politique menée par le président Sarkozy témoigne d’une réelle volonté de sa réhabilitation", selon le texte.

Les signataires du texte, qui rappellent qu’"un certain nombre de collectivités locales ont baptisé des places à la mémoire des victimes du 17 octobre 1961", appellent au "développement de ces lieux de mémoire ainsi que la mobilisation de la population" sur ces places, pour demander notamment l’accès effectif aux archives pour tous, historiens et citoyens et le développement de la recherche historique sur ces questions".

La recherche de la vérité "s’impose pour cette période sombre de notre histoire comme elle s’est imposée pour la collaboration vichyste avec l’Allemagne nazie", relève une association basée à Lyon qui a appelé à un rassemblement samedi.

"Ce n’est qu’à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la guerre d’Algérie, à savoir le racisme dont sont victimes aujourd’hui nombre de citoyens ou de ressortissants d’origine maghrébine ou d’anciennes colonies", conclut-elle.

En Algérie, le 17 octobre baptisé, journée de l’Emigration, sera commémorée par différentes activités, notamment un hommage au philosophe français et fondateur du réseau des "porteurs de valises", Francis Jeanson, décédé en août dernier et une journée consacrée à des témoignages de moudjahidine, à l’APN, sur ces évènements.


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Commentaires publiés (14)

Les commentaires publiés ci-dessous ne reflètent que l'opinion des internautes.


17 octobre 2009, 00:34 , par TSUNAMI :

EN FAIT CA SERT A QUOI DE COMMEMORER CE GENRE D’EVENEMENTS. PEUT ETRE A "HAMHAM" ET A RECLAMER LA NATIONALITE FRANCAISE. CE QU’A FAIT LE TERRORISME ENFANTE PAR LE F.I.S ET SES SBIRES EST PIRE ET LES ALGERIENS SONT MARQUES A JAMAIS. LE DENOTE LA RECRUDESCENCE DE LA CRIMINALITE ET LES ACTES D’INCIVISME.

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Réponse le 18 octobre 2009, par karim :

la france championne du monde des reconnaissances de crime de guerre ne reconnait pas ses crimes de guerre mais elle reconnait volontiers celle des autres( turquie serbie allemagne chine etc...) comment donner des lecons aux autres si on reconnait deja pas les siens ??


17 octobre 2009, 15:22 , par Medien :

Se rappeler les massacres du colonizateur est bien, mais encore mieux se rappeler des massacres des generaux Nezar et compagnie de 1988 et demander qu’ils soient juger.

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Réponse le 17 octobre 2009, par Anonyme-45006 :

! !!!ChttttttttttttttttET FAIT GAFFE.


17 octobre 2009, 19:05 , par kamel :

salem ; encors un autre massacre par la france coloniale à l’egard du peuple ALGERIEN en ce jour du 17 octobre 1961 ,si en regarde l’ephemeride c’est 365 jours de l’année que notre peuple a ete massacré par la france et cela pendant 132 ans
Il es de notre devoir et droit de demander qu’il soit recnnu le genocide do valereux peuple ALGERIEN et cele sur tous les forums , les instances internationales des droits de l’homme sans relache et tant que la france n’a pas reconnue ces crimes de guerre pendant son occupation de l’ALGERIE.(wa salateala rassoul ALLAH.)

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18 octobre 2009, 19:10 , par Ikad /SI. :

L’Algérie a commémoré le 17 Octobre, date du massacre sanglant dont on fait l’objet des centaines d’algériens,sortis en cet automne de 1961, pour réclamer l’indépendance de leur pays, dans une manifestation pacifique. Les quidams de Maurice Papon les ont accueillis avec des balles et de gourdins. Ce massacre n’est que le énième épisode du génocide et des crimes contre l’Humanité perpétré par le colonisateur à l’encontre du peuple algérien pendant 132 ans.
Aujourd’hui, le premier devoir envers les victimes de cette répression et tous les Chouhada qui ont versé leur sang pour leur pays et pour sa liberté, est de nous incliner respectueusement devant leur âme en priant l’Eternel de les couvrir de sa bénédiction et les accueillir dans son vaste paradis. C’est le lieu ici de rendre aussi un vibrant hommage et d’exprimer toute notre gratitude aux amis de l’Algérie, d’hier et d’aujourd’hui, notamment en France.
Aujourd’hui, on entend ça et là, y compris malheureusement parmi nos siens des petites âmes s’exprimer pour banaliser, barrer d’un trait , le sacrifice de ces hommes et ces femmes grâce auxquels aujourd’hui nous sommes libres, voire s’aligner tout bonnement sur la volonté manifeste des officiels et autres officines français .
Ces derniers, versant dans la duplicité et la politique de « deux poids, deux mesures »,persistent dans le refus de reconnaitre leurs crimes effroyables contre le peuple algérien, tout en continuant ,sur un autre plan, à défendre bec et ongles ,plus de 5O ans ,après les faits, les victimes de « leur shoah » et à poursuivre et à traquer ce qu’ils appellent les tortionnaires du peuple juif.
Dans la même veine, Ils disent la chose et son contraire en affirmant d’une part, qu’ils ne feront de concession dans la défense de leur propre mémoire historique ,en instrumentalisant tantôt les harkis, tantôt les pieds noirs tantôt l’affaire des moines de Tibhirine et j’en passe. Dans le même temps, ils veulent mettre à la trappe le génocide vécu par tout un peuple, pendant un siècle et plus d’un quart de siècle, en alléguant toute honte bue, qu’ils ne peuvent pas faire repentance sur des « actes périmés »et que eux-mêmes n’ont pas vécu cette période historique.
Donc , selon ces milieux et leurs « avatars ,ici et ailleurs », Les sacrifices et la mémoire du peuple Algérien doivent être enterrés a jamais et classés dans les oubliettes . Voila ces messieurs donneurs de leçon aux autres, voila ceux qui méprisent tout un peuple, toute une histoire…
En revenant à « nous autres », il reste entendu que la majorité écrasante des familles algériennes, d’Alger à Tamanrasset, De Tébessa à Tlemcen, en passant par Tindouf, ont versé le tribut du sang de leurs proches tous le long des 132 années d’enfer et de tueries. Même-si une certaine amnésie est perçue ça et là, les algériens continueront à clamer l’impératif de la reconnaissance de TOUS ces crimes et ne baisseront jamais le bras jusqu’à ce que la France reconnaisse ses crimes, de génération en génération, quitte à prendre des siècles afin que justice soit faite, à la fois par la reconnaissance de ce GENOCIDE et par l’exigence de leur réparation de façon juste et équitable .Au même titre qu’ils ont eu leur Nuremberg .Nous aussi on a légitimement le droit à un traitement équivalent ,en application du droit international :un tribunal international devra juger le génocide criminel de la France contre le peuple algérien. Tous les crimes ,sans exception, le sang de nos proches ,les pillages économiques, culturels, l’exploitation de notre main d-œuvre, et toutes les exactions ,à commencer par l’usage à grande échelle de la torture, les éxécutions collectives et expéditives .
La réparation de ce génocide contre l’Algérie, doit inclure le paiement de la dette contractée par le France à l’Algérie avant 1830 et non encore payée, l es crimes de sang depuis l’époque de L’Emir Abdel Kader, en passant par les révoltes populaires, les enfumâtes du XIXe siècle, les massacres du 8 mai 1945 et l’assassinat de millions de Chouhada de la révolution du 1ere novembre de 1954 et les victimes de la torture. Bien plus, l’on doit se pencher parallèlement à estimer toutes les ressources pillées durant cette période, les œuvre d’art, la restitution des archives et tous les méfaits coloniaux pour que justice soit rendue chaque méfait commis, qu’il soit a caractère de sang, de mémoire, d’archives ,de nature économique ou culturelle.
Concernant le débat algéro-algérien sur cette page épique du parcours de l’Algérie vers son Destin.
Si notre révolution et notre lutte de libération sont méconnues des générations de l’indépendance (ce qui reste à démontrer), la faute incombe aux adultes qui n’ ont pas « pu,su,ou voulu »,leur transmettre les valeurs et la foi de leurs ainés, pour perpétuer le devoir de mémoire.
C’st aussi pace qu’il ya un travail démoniaque ourdi par des forces souterraines ,dans le but d’effacer notre mémoire, de banaliser notre révolution et notre lutte et de couper les ponts entre les générations et fagociter nos énergies ,afin que notre pays reste la proie de tous les vautours et des milieux qui tentent de l’inféoder et le mettre sous tutelle éternelle . Cependant, toutes ces visées connaitront le même sort que l’occupation coloniale, parce que tout simplement les valeurs de lutte du peuple algérien resteront éternelles, car elles tirent leur essence dans leur histoire ,depuis Massinissa,Jugurta, en passant par Okba, Tarek Benziad ,L’Emir Abdelkader ,Ahmed Bey, El Mokrani, Bouamama, Bouzid Saal, et tous les chouhada de Novembre en commençant par Zabana , Benmihidi et Hassiba Benbouali.
Pour clore, il est à noter que si chez nous, il ya « anguille sous roche »,aux yeux des de tous peuples épris de paix et de justice, la longue lutte de libération du peuple algérien constitue une référence à l’échelle internationale et bénéficie de l’admiration et de la reconnaissance de tous les autres peuples, qui l’enseignent et la présente comme un modèle à suivre.
Gloire à nos valeurs Martyrs,
Vive L’Algérie Indépendante, Une et Indivisible.

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18 octobre 2009, 19:27 , par Ikad /SI. :

Suite et fin de mon envoi précédent/

La réparation de ce génocide contre l’Algérie, doit inclure le paiement de la dette contractée par le France à l’Algérie avant 1830 et non encore payée, l es crimes de sang depuis l’époque de L’Emir Abdel Kader, en passant par les révoltes populaires, les enfumâtes du XIXe siècle, les massacres du 8 mai 1945 et l’assassinat de millions de Chouhada de la révolution du 1ere novembre de 1954 et les victimes de la torture.

Bien plus, l’on doit se pencher parallèlement à estimer toutes les ressources pillées durant cette période, les œuvre d’art, la restitution des archives et tous les méfaits coloniaux pour que justice soit rendue chaque méfait commis, qu’il soit a caractère de sang, de mémoire, d’archives ,de nature économique ou culturelle.

Concernant le débat algéro-algérien sur cette page épique du parcours de l’Algérie vers son Destin,
Si notre révolution et notre lutte de libération sont méconnues des générations de l’indépendance (ce qui reste à démontrer), la faute incombe aux adultes qui n’ ont pas « pu,su,ou voulu »,leur transmettre les valeurs et la foi de leurs ainés, pour perpétuer le devoir de mémoire.

C’est aussi parce qu’il y a un travail démoniaque ourdi par des forces souterraines ,dans le but d’effacer notre mémoire, de banaliser notre révolution et notre lutte et de couper les ponts entre les générations et fagociter nos énergies ,afin que notre pays reste la proie de tous les vautours et des milieux qui tentent de l’inféoder et le mettre sous tutelle éternelle .

Cependant, toutes ces visées connaitront le même sort que l’occupation coloniale, parce que tout simplement les valeurs de lutte du peuple algérien resteront éternelles, car elles tirent leur essence dans leur histoire ,depuis Massinissa,Jugurta, en passant par Okba, Tarek Benziad ,L’Emir Abdelkader ,Ahmed Bey, El Mokrani, Bouamama, Bouzid Saal, et tous les chouhada de Novembre en commençant par Zabana , Benmihidi et Hassiba Benbouali.

Pour clore, il est à noter que si chez nous, il ya « anguille sous roche »,aux yeux des de tous peuples épris de paix et de justice, la longue lutte de libération du peuple algérien constitue une référence à l’échelle internationale et bénéficie de l’admiration et de la reconnaissance de tous les autres peuples, qui l’enseignent et la présente comme un modèle à suivre.

Gloire à nos valeurs Martyrs,

Vive L’Algérie Indépendante, Une et Indivisible.

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Réponse le 18 octobre 2009, par Gharib :

Un joli discours ! IL FAUT L’ENVOYER AU SULTAN QUI SE SOIGNE DANS LES HOPITAUX MILITAIRES DE FRANCE. Il faut envoyer aussi une copie à tous ses vizirs et ses généraux, sans oublier par la même occasion d’envoyer une copie à M. Tahar Ouatar qui se soigne actuellement à Paris, lui qui abhorre la France et qui a dit à propos de feu Tahar Djaout, lors de son décès, que c’est une perte pour sa famille et pour la France. Hypocrisie !

Finissons le Métro d’Alger tout d’abord, garantissons notre autonomie alimentaire, nettoyons nos villes, trouvons du travail à nos jeunes qui se suicident ou se jettent en mer, sauvons nos écoles de la médiocrité, protégeons nos citoyens contre les accidents et je vous assure que nos martyrs seront très contents.

Les discours creux n’apportent rien à cette Algérie malade depuis sa naissance. C’est de la poudre aux yeux pour détourner les Algériens des vrais problèmes.

Enfin, puisque que vous faites d’Okba un héro national du même rang que Massinissa et Jugurtha, pourquoi ne pas ajouter dans ce cas le général Bugeaud à la liste.


18 octobre 2009, 21:20 , par kamel :

salem ;je partage entierement votre analyse et en particulier << la faute incombe aux adultes qui n’ ont pas « pu,su,ou voulu ,leur transmettre les valeurs et la foi de leurs ainés, pour perpétuer le devoir de mémoire.>>
ça c’es autre chapitre doulereux de notre histoire contempotaine lire le livre << l’independance confisqué >> du feu F-A
et j’en suis sur que c"es deja fait ;
accepter ma parfaite consideration . (wa salate wa salam ala rassoul ALLAH ).

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Réponse le 20 octobre 2009, par Anonyme-45396 :

مهما فعل الاستعمار لن يكون اسوء مما فعلت الجزائر في ابنائها بعد الاستقلال و الله لم اجد اي شيء ايجابي او مدروس او مخطط له بعد الاستقلال سوى الارهاب الذي دمرنا و جعلنا نعيش سنوات الجمر ان ما فعلته فرنسا يبقى في اطار الاستعمار فهل يوجد استعمار جيد و استعمار سيء المل سواء اما ما نعيشه في الجزائر فهو استعمار تحت اسم الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الفردية و ليس الشعبية لان الشعب لا يقرر شيء حتى نتائج الانتخابات مفبركو و موضوعة مسبقا الفقر و التهميش و الجوع و انعدام وسائل التعليم و الاامية و البيروقراطية و المحسوبية و المعريفة و ظهور المهللين و المطبلين للحكومة و النظام الحاكم اليس هؤلاء قياد تاع فرنسا و لكن بصورة مخالفة فقط و الله و لو تعلمون ما يعيشه ابناء الجزائر العميقة لتعلمون اننا لم نستقل و انما تاريخ الاستقلال اعلن شكليا فقط بلد مصدر للبترول و الغاز يعيش الفقر و ينتظر قفة رمضان قفة الطليبة و التبهديل

 
Réponse le 30 octobre 2009, par كمال :

السلام : مهما يكن من ضلم أو إتلاف حقوق الفرد في الجزائر المستقلة لا يساوى 0.01% ما فعله الاستعمار الغاشم لمدة 132 سنة من التدمير و النهب و القتل جماعي إستبداد شعبا كاملا . المطلوب من فرنسا أن تعتذر لشعب الجزائر الأبي (و الصلاة و السلام على رسول الله )


21 octobre 2009, 16:13 , par Medien :

L’Algerie s’est debarasse de la France, mais elle n’a jamais acceder a l’independance et la dignite. Un autre 88 est indispensable, parce que nous savons que la junte au pouvoir ne cedera jamais le pouvoir volontairement.

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Réponse le 25 octobre 2009, par h.n :

Oui mon frere Medien,je suis tout a fait d’accord avec votre analyse qui est logique, la France 1ere colonisatrice de l’algerie depuis 1830 a 1962 soit 132 ans d’occupation.Mais,la france avait bien quitter l’algerie en 1962, mais elle a laissee sa 2e puissance colonisatrice sous tutelle algerie-francaise qui regne depuis 47 ans maintenant depuis 1962 a ce jour 2009 pour continuer a torturer et dominer ce noble peuple courageux et fidele a son pays. Ce pouvoir seme les memes pratiques de tortures pour les algeriens sous dictature forcee de l’armee algerienne,et les priver de tout droit. Un sacrifice de 1.5 million de nos martyrs chouhadas morts pour rien a cause de ce pouvoir fantome.


5 novembre 2009, 11:08 , par Ali :

Intervention de Mme Sabiha AHMINE, conseillère régionale de Lyon, qui s’est toujours battu pour cette reconnaissance, lors de la commémoration citoyenne du 48ème anniversaire « des massacres 17 octobre 1961 », sur le Pont de la Guillotière de Lyon, le samedi 17 octobre 2009.

Un appel à la vérité et la reconnaissance : Nous somme rassemblé ici aujourd’hui, en cette commémoration citoyenne du 48ème anniversaire « des massacres 17 octobre 1961 », pour rendre un hommage républicain à toute les victimes de cette journée noire, cette tache noire dans notre histoire commune, mais aussi pour la vérité et pour la reconnaissance.
Cette reconnaissance qui est en elle-même la défense de nos valeurs républicaines contre l’oubli et contre le mépris.
En effet, si la date du 17 octobre 1961 est dramatiquement gravée dans la mémoire commune des peuples algériens et français, c’est parce qu’elle évoque une page noire de notre mémoire, celle du sort tragique d’une des manifestations pacifiques pour l’égalité, la dignité et la liberté.

En 1961, la guerre d’Algérie, conséquence d’une longue oppression, de crimes de la colonisation et un grave déni de citoyenneté, d’égalité et de liberté, était dans sa 7e année. L’indépendance de l’Algérie était éminente... Alors que tous les progressistes s’attendaient à une issue positive du conflit, les républicains, les racistes, les colonialistes et autres extrémistes, pratiquaient une politique de terreur, de divisions, de haine, de violence et de rejet de l’autre.

En octobre, à l’appel du FLN des dizaines de milliers de Français et d’algériens de la « métropole » participaient à une manifestation pacifique contre le couvre-feu raciste, décrété quelques jours plus tôt par le préfet de police « le célèbre Papon ».

A travers cette manifestation, qui était aussi un appel pour la paix en Algérie, ils voulaient défendre leur dignité d’être humain et leur droit légitime à l’autodétermination.

Ce 17 octobre 1961 il pleuvait. Tous ces hommes, ces femmes et ces enfants, qui vivaient dans la misère et l’exploitation, dans des bidonvilles autour de la capitale ou entassé dans une pièce à quatre ou cinq, sans aucun droit à la citoyenneté, étaient nombreux à manifester.
Ils avaient mis leurs plus beaux habits, car leurs intentions étaient pacifiques.
La répression policière fut terrible et brutale….
Il y eu de nombreux morts. Combien ? On ne le saura jamais exactement… Comme l’indiquent certaines sources, plusieurs centaines sans aucun doute. Certains furent précipités et noyés dans la Seine, d’autres jamais identifiés, disparus jamais retrouvés.
Des milliers furent parqués, entassés au palais des sports, la plupart blessés et ensanglantés.
Le Gouvernement, la préfecture cachent la vérité et signalent seulement deux morts.
Les faits dramatiques sitôt connus, des syndicats comme la CGT, mais également des partis politiques, le PCF, le PSU et d’autres mouvements comme le Secours populaire ont tenté d’organiser la riposte et la solidarité.
ET face aux attentats meurtriers de L’OAS (organisation armée secrète) organise des à Paris et dans les grandes villes, le gouvernement interdit alors les manifestations anticolonialistes et anti-fascistes.
C’est ainsi que le 7 février 1962 la police toujours dirigée par Papon réprime une autre manifestation pour la paix au métro Charonne : 9 manifestant seront tués.

Mais l’histoire n’a pas dit son dernier mot. C’est ainsi que le 19 mars 1962, un mois après les manifestations du Métro Charonne et 5 mois après les événements du 17 octobre, les accords d’Evian sont signés entre la France et le GPRA.

Ainsi, en dépit des charlatans de la guerre et leur extrémisme, et après tant de souffrances, les lumières de la paix, de la conciliation et la concorde sont enfin parvenues pour les deux pays et les deux peuples.

En tant qu’ancienne présidente du CHRD, rappeler le 17 octobre aujourd’hui, c’est dire combien le combat pacifique de tous ces hommes et ces femmes, sans discrimination de pays, sans divisions et sans repli, a été déterminant dans l’instauration de la concorde, le dialogue, la conciliation et le respect entre les deux rives.

ET combien leur lutte a contribué à la concrétisation de notre identité républicaine commune, fondée sur la défense de nos valeurs sacrés de la liberté, de l’égalité et la fraternité.

Aujourd’hui, 48 ans après, il est encore temps d’effacer cet oubli, cette tache noire de notre histoire, en valorisant la reconnaissance de cette commémoration citoyenne et républicaine à tous les niveaux.

En incitant à valoriser cette même mémoire commune, sans divisions, nous voulons inciter notre jeunesse à mieux défendre nos acquis républicains, à mieux vivre sa citoyenneté métissée, et à ne pas sombrer dans le repli et le nihilisme.

C’est dans ce sens que nous avons fait en sorte, qu’entre 2001 et 2007, la ville de Lyon puisse commémorer officiellement, avec la société civile et l’ensemble des démocrates de notre pays, les événements du 17 octobre 1961.

Aujourd’hui le sens de notre devoir de mémoire, le sens de cet hommage citoyen et républicain, est un engagement clair de notre part pour défendre la mémoire et la dignité de ces dizaines de milliers de travailleurs algériens et leurs familles qui manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu raciste qui leur était imposé.

Leur seule faute était de défendre leur droit à l’égalité, à l’indépendance et le droit des peuples colonisés à disposer d’eux-mêmes. Tous les historiens reconnaissent que l’action des forces de l’ordre que dirigeait M. Papon fut d’une extrême violence.

Aujourd’hui, c’est au nom des valeurs de la République que nous exigeons reconnaissance et justice pour les familles de ces disparus qui furent tués par des policiers relevant de l’autorité publique de l’État français.
Il est urgent de faire de la reconnaissance et du partage de l’ensemble des mémoires de toutes les populations vivant sur notre sol, une des prérogatives de notre combat contre les discriminations.

C’est au nom de ce devoir de mémoire même que nous nous sommes battu pour dire cette vérité historique au sein du Centre d’histoire de la résistance et de la déportation de Lyon. De même pour les massacres de Sétif du 8 mai 45 ou le rôle historique des résistants étranger dans la libération de la France et la république.

En effet, nous sommes et nous restons convaincus que notre combat contre les discriminations et pour la diversité, n’aura aucun sens sans un rigoureux et vigoureux de toutes cette mémoire.

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