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Entretien avec Ammar Koroghli : L’exil n’est pas une fatalité

mercredi 31 mars 2010 | Algérie Network

Algérie Network : Parlez-nous un peu de votre enfance et de l’école Allem Mansour ; je suppose que c’est dans l’école qu’on forme une personnalité portée vers la lecture et l’écriture à moins que cette vocation d’écrire n’est venue plus tard par la rencontre d’une personne, d’un livre, ou d’une expérience personnelle bienfaisante ou malheureuse qui vous ait marqué et forgé pour le reste de votre vie.

Ammar KOROGHLI : La vocation d’écrire, si l’on peut dire, est née davantage au lycée qu’à l’école primaire. Dès la classe de quatrième, j’écrivais des textes courts et de la poésie. Dans mon cas, je pense que le besoin de m’exprimer est lié à la situation sociale et économique durement ressentie au quotidien à la fois par mes parents et par nombre de mes camarades de classe. Le désir de témoigner date de cette époque tant il est vrai que nous avions vécu difficilement ; ce, outre le vide culturel qui prévalait alors. Outre l’écriture, j’eus d’ailleurs à m’intégrer dans des équipes -à l’intérieur et à l’extérieur du lycée- pour m’occuper de théâtre et de dessin-peinture, une autre de mes passions de jeunesse. Après le bac, j’ai même vainement tenté d’obtenir une bourse pour être réalisateur de films.

A.N : Vous êtes poète, essayiste, écrivain, critique littéraire, politologue, homme de loi… Ce genre de pensée foisonnante nous rappelle un peu les penseurs passés encyclopédistes humanistes …Pensez vous nécessaire, pour appréhender la complexité de la pensée, d’avoir une approche multidisciplinaire comme le préconise des penseurs comme Morin qui refuse la pensée cartésienne qui désintègre la pensée en la disloquant de sa totalité ; ce qui nous a conduit à une pensée hyperspécialisée ?

A. K : Comme auteur, j’ai publié des ouvrages de poésie et de nouvelles, ainsi qu’un essai (voire encadré avec photos de mes livres). Je ne pense pas que mes ouvrages s’inscrivent dans une orientation d’encyclopédiste, ce serait pure prétention de ma part. Je pense que pour ce faire il faut être plusieurs et formés dans des disciplines diverses… Un concours de circonstances m’a d’abord orienté vers la poésie, ensuite vers la nouvelle qui permet en un raccourci de décrire une situation (certaines publiées par la presse sont lisibles sur mon site). Par ailleurs, sous forme d’essai et d’articles, j’ai tenté d’analyser la vie politique algérienne depuis l’indépendance (ouvrage et articles) ; ce, dans un esprit critique et de propositions. Dans mes ouvrages inédits, il y a une continuité tout en m’inscrivant dans une perspective moins académique, moins universitaire. A cet égard, l’approche multidisciplinaire se révèle en effet féconde.

A.N : Vous semblez hanté dans vos écrits par ce sentiment d’exil, de passage, de terre perdue et surtout de ce rapport fascinant avec l’autre comme un peu Levinas ou comme celui qu’on peut voir chez Edward Saïd ou un peu Amin Maalouf.

A. K : Hanté ? Non ! … L’exil est souvent vécu comme une situation subie, quel que soit le motif de départ du pays d’origine : économique, culturel ou politique… Je décris l’exil dans mes articles parus dans la presse algérienne pour l’essentiel (« Les damnés de l’exil », « De l’exil tous les Pasteur ne pourraient guérir ma rage »…) ; c’est un phénomène ancien, me semble t-il, mais constamment réactualisé (dans le cas de notre pays, par les harragas). J’ai préparé également un ouvrage (dont certains extraits sont parus dans « Le Quotidien d’Oran ») sous forme de contribution ; ce sont des chroniques à la fois juridico-judiciaire et sociales pour dénoncer les injustices et les discriminations vécus dans les pays d’accueil. Le je s’efface souvent pour céder la place au nous, ayant eu à observer les autres exilés de leurs pays vivre dans les vieux immeubles de Paris, les foyers pour immigrés et les maisons d’arrêt. L’exil n’est pas une fatalité, c’est une situation circonstancielle souvent imposée par des conditions socio-politiques, économiques et culturelles et par un système qui se révèle incapable de résoudre les demandes d’une partie de la population.

A.N : Vous n’avez jamais perdu ce souci de l’Algérie même et surtout dans l’exil. Quel est le secret de cet attachement ? Est-ce que l’Algérie est un votre Andalousie perdue ou un retour vers l’enfance de celui qui ne veut pas grandir dans le réalisme ? Vous refusez de toute votre âme que l’Algérie sombre !

A. K : Il ne s’agit d’aucune manière d’un retour vers l’enfance, même si dans l’un de mes manuscrits inédits (titres provisoires : « Destin d’exil », « l’exil en mémoire » ou « De l’exil tous les Pasteur ne pourraient guérir ma rage ») je décris partiellement la vie de l’enfance algérienne (qu’on pourrait appeler l’exil intérieur). Pour moi, l’Algérie n’est pas une Andalousie perdue (je souhaite qu’elle devienne avec les autres pays du Maghreb une nouvelle Andalousie expurgée des relents nostalgiques du passé mais riche de culture et d’esprit scientifique). Je suis toujours Algérien et je retourne dès que je peux à ce port d’attaches. Et, bien entendu, je m’y intéresse au quotidien ; comment, dans ces conditions, voudriez-vous que j’accepte -comme d’autres- qu’elle sombre ?

A.N : Que pensez- vous de la pensée algérienne contemporaine ? Pourquoi manquons-nous cruellement de Pascal, de Nietzsche, de Mouloud Feraoun ? Pourquoi cette décadence de la pensée algérienne qui est partout dans les médias surtout ?

A. K : Pensée algérienne contemporaine, dites-vous ? Décrivez-la moi ! Plus sérieusement, je souhaiterais tant être démenti par la réalité, mais il me semble qu’il n’existe pas à proprement parler de pensée telle que vous la décrivez, à moins de faire référence à nos textes fondamentaux dont certains fondateurs de la République algérienne) telle la Proclamation du 1er novembre 1954… En effet, il y a plutôt des auteurs Algériens -notamment en sciences sociales- ayant publié des ouvrages et soutenu des thèses et mémoires dans diverses disciplines. Et, à ce stade, je m’interroge légitimement sur l’absence de politique éditoriale sérieuse de notre pays ; comment accepter que ces nombreux travaux dorment dans les librairies et les bibliothèques en France sans que l’Algérie ne daigne véritablement en faire bénéficier nos compatriotes ? Nous sommes en présence d’un système gouverné par une gérontocratie incapable de penser à son renouvellement, préférant un quadrillage de la culture et des gens du livre.

A.N : Vous rejoignez Malek Haddad et sa sentence : La langue française est mon exil. Ne pensez vous pas tout de même que nous avons fait un grand tord à la langue arabe ou berbère en les exilant ? Ne pensez vous pas que c’est nous et notre identité finalement que le butin de guerre que la francophilie a eu en fin de compte ? Et en général dans le thème récurrent de l’identité, comment la définissez vous ?

A. K : Dans l’un de mes textes, j’ai cité Malek Haddad pour qui « La langue française est un exil », ainsi que celle de Kateb Yacine pour qui « La langue française est un butin de guerre ». Je pense que pour le premier, qui a « choisi » (un choix imposé ?) de ne plus écrire de romans en langue française, il s’agissait de prendre position par rapport à une langue qu’en définitive seule une partie de l’élite algérienne maîtrise ; pour le second, la langue française mérite de figurer dans la palmarès des langues en vogue en Algérie. Pour ma part, je pense qu’il y a lieu de réhabiliter nos langues d’origine : les langues berbère et arabe demeurées sans doute trop longtemps des langues orales alors qu’elles constituent notre identité première. Nous sommes indépendants depuis près d’un demi-siècle et nous sommes toujours à nous interroger sur notre identité ! Existe-t-il une langue algérienne ? Dans l’affirmative, pourquoi n’avons-nous pas d’ouvrages et de journaux écrits dans celle-ci, c’est-à-dire dans la langue parlée au quotidien et d’accès ouvert à la majorité des Algériens ?

A.N : Dans votre article : Ecrivains Algérianité & Algérianophonie, vous remettez encore dans le tableau le facteur langue française que vous dites une langue élitiste (culture et technologie), avez-vous tranché sur cette langue comme une transition, un refus, une traduction, un no man-s land, un dialogue, un pluralisme … avec tous ces conflits artificielle entre arabophones et francophones ? Finalement est-ce une malédiction ou une bénédiction cette pluralité des langues ?

A.K : La langue française peut être considérée comme un butin de guerre, mais par définition un butin n’est pas inépuisable. J’ai parlé d’algérianophonie (voire de maghrébophonie) par référence à notre vécu linguistique au quotidien ; si l’on peut dire la majorité linguistique, selon les régions, elle est soit arabophone, soit berbérophone. De cette manière, les langues européennes -dont la langue française- apparaissent comme un moyen de véhiculer les idées de l’élite formée tant en Algérie qu’en France, et singulièrement dans les domaines de nos formations respectives. En ce sens, un mouvement de traduction dans nos deux principales langues algériennes des œuvres majeures dans toutes matières serait bénéfique (y compris du Japonais, du Chinois, du Russe, de l’Allemand…. De ce fait, la pluralité des langues serait plutôt une bénédiction ; des pays plus développés économiquement mais plus petits par la démographie et la géographie ont plusieurs langues nationales : la Suisse et la Belgique par exemple.

A.N : Sur Rabah Belamri vous dites : L’absence de diffusion de ces œuvres algériennes en Algérie le révoltait…ne pensez vous que cette absence ci est due à la situation déplorable de l’édition en Algérie en plus de la situation sociale dans son ensemble ? Pourquoi ne pas se prendre en main avec les nouvelles technologies IT du Web2 ?

A.K : Feu Rabah Belamri figure parmi les écrivains Algériens que j’ai lus et sur lesquels j’ai écrit (voire réalisé des entretiens avec eux, ainsi Malika Mokaddem par exemple). Tout écrivain, y compris ceux de graphie française, souhaite être présent par ses ouvrages dans son pays natal pour participer à une dynamique culturelle. Belamri était de ceux-là. L’idéal serait que l’Algérie devienne exportatrice des livres publiés par ses enfants (c’est l’une des meilleures manières d’enraciner la pensée, le savoir et le savoir-faire acquis par tout un chacun afin de faire face à l’inéluctable et naturel « après pétrole » ; nous sommes trop dépendants et trop otages de cette matière première). Les pays asiatiques sont devenus un modèle de réussite en tous domaines… L’édition existe t-elle en Algérie ? A mon sens, comme pour le cinéma algérien, il existe plutôt des éditeurs Algériens (et des cinéastes algériens) depuis la fin du monopole su secteur public dont certains sont davantage des libraires que des éditeurs structurés en tant que tels ; et certains cherchent sans doute des opportunités d’édition dont il reste à espérer qu’elles ne soient pas seulement une opération commerciale. Les droits d’auteur sont encore au stade de balbutiement chez nous.

A.N : Quel est ce lien que vous faites sans cesse entre vos écrits en culture et ceux en politique. Je croyais que le penseur avait horreur de l’action et seul Marx le penseur voulait changer le monde. Nietzsche voulait plutôt changer l’homme ! Et pour changer ce monde ne nous faut-il pas une vision profonde anthropologique, philosophique, scientifique … ?

A. K : Qu’est-ce que la politique si ce n’est de la culture en action ! Le champ culturel est investi par le politique en tant qu’acteur et pas seulement au niveau institutionnel ; à l’inverse, le champ politique est investi par l’homme de culture à travers ses analyses critiques en matière de sciences sociales notamment. Les deux instances sont intimement liées. En ce qui me concerne, c’est ce que j’ai tenté d’exposer dans mon essai inédit « L’Algérie à l’épreuve de la démocratie ». Il faut effectivement une approche qui fait appel à toutes les matières ; c’est ainsi que nous pourrions mieux servir notre pays en le dotant d’outils d’analyse et de méthodologie qui constituent autant de technologies nouvelles dont le transfert peut se faire au moins en partie par l’entremise des « exilés » au service de notre peuple.

A.N : Que pensez-vous de cette montée d’islamophobie en France surtout et dont le modèle s’exporte dans les pays francophones ? Devons nous nous désintégrer pour nous intégrer ? Devrons nous rentrer chez nous ou nous battre en tant qu’occidentaux musulmans ? Ne pensez vous que notre humiliation vient de notre faute de n’avoir pas sur créer une diaspora forte en économie, politique, éducation ?

A. K : À l’islamophobie, il faut répondre par la sérénité ; notre credo devrait être celui de régler tout litige selon le principe « billati hya ahsène » (par la meilleure voie possible, en l’espèce par l’esprit de paix). Il est vrai que certains politiques, relayés par des médias en constante quête de sensationnalisme, tentent la provocation. Ne cédons pas à celle-ci ! Quant à « l’intégration », c’est un vocable devenu à mon sens obsolète. Intégration pour qui ? Pour ceux qui ont fait leurs études et cotisent (voire votent) dans les pays d’accueil ? Et plutôt qu’ « occidentaux musulmans », je dirais Musulmans vivant en Occident ; ce, avec faculté de penser librement à l’instar d’Ibn Rochd (pour autant d’ailleurs que le terme Occident soit un concept opératoire). Et naturellement agir dans les pays d’accueil dans les sphères politique, économique, culturel, scientifique et sportif me semble un impératif sans que nous ayons à nous définir obligatoirement comme une diaspora. Et, in fine, les pays d’origine ont leur part de responsabilité dans ce qui nous arrive, ils se doivent d’intervenir dans ce débat car outre leurs travaux mentionnés supra, les « exilés » peuvent être une force d’appoint substantielle au pays par leur apport concret, sur le terrain pour peu que les autorités en charge de la sphère politique aient la volonté politique de les réintégrer selon des modalités qui pourraient être définies d’un commun accord avec tout un chacun de nous.

(Entretien réalisé par Algérie Network)

* Ammar Koroghli (akoroghli@yahoo.fr)

Auteur Algérien (essayiste, nouvelliste, poète, auteur d’articles) *

Avocat Algérien au Barreau de Paris

Site : http://koroghli.free.fr

Biographie :

Auteur de plusieurs ouvrages, Ammar Koroghli a collaboré à divers journaux et revues : Libération, Le Monde diplomatique, Sans frontière, Europe, Maghreb Magazine, El Watan, Le Matin, Le Soir d’Algérie, Le Quotidien d’Oran et El Badil dont il a été rédacteur en chef ; il a été également animateur d’émissions sur la littérature et la vie de l’émigration. Docteur en droit, il est avocat au barreau de Paris, après avoir été enseignant en droit.

Travaux universitaires et ouvrages

Travaux universitaires :

- Constitutionnalisme et développement en Algérie. Paris 1 Sorbonne, 1986, Thèse de Doctorat.
- Le cinéma algérien

Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA) en études cinématographiques et théâtrales - Paris I

Ouvrages publiés :

- Institutions politiques et développement en Algérie. Paris, L’Harmattan, 1989, Essai.
- Les Menottes au quotidien. Paris, L’Harmattan, 1989, Nouvelles.
- Mémoires d’Immigré. Paris, L’Harmattan, 1992, Nouvelles.
- Sous l’Exil l’espoir. Suivi de Ain Fouara ou La Cité des Interdits. Paris, L’Harmattan, 1992, Poésie.

- L’ABC et le Alif. Alger, ENAL, 1984, Poésie.

Ouvrages inédits :

- L’Algérie à l’épreuve de la démocratie (Essai)

- Les damnés de l’exil. Chroniques d’injustices

- De l’exil tous les Pasteur du monde ne pourraient guérir ma rage (Récit).


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Commentaires publiés (11)

Les commentaires publiés ci-dessous ne reflètent que l'opinion des internautes.


1er avril 2010, 22:39 , par deloula :

l’exil n’est pas une fatalité certes, mais il est plus une fuite de soi même ,une fuite de quelque chose qu’on ne peut pas assumer, qu’on ne peut affronter .faible caractère ? personnalité en quête de reconnaissance ? absence de dignité ?( puisque l’éxil permet d’assouvir pas mal de frustrations) . l’exil n’est jamais involontaire, il est choisi . les raisons sont multiples ,toujours bonnes car elles permettent de se faire bonne conscience !
M.koroghli a écrit des poèmes à une certaine Leila, l’année du bac ,ces poèmes étaient déjà d’une grande sensibilité même ses dessins étaient très expressifs.

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1er avril 2010, 22:42 , par bougaa :

en algerie lalgerien ne pense qua lexil quitte a mourir en mer.en exil lalgerien ne pense qua rentrer
en algerie meme si elle devient un enfer .

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Réponse le 2 avril 2010, par Anonyme-66243 :

L’exil serait donc un peu comme pour le mariage, une sorte forteresse assiégée.Ceux qui sont dedans tentent d’en foutre le camp quant ceux qui sont à l’extérieur tentent d’y pénétrer par tous les moyens .
Celui qui n’a pas gouté de l’exil ne peut se prononcer sur cette saveur amère qui fait chagriner le cœur des femmes et retourner celui des hommes.
Mais ,l’exil,serait aussi comme cet arbre qu’on a déraciné pour sa transplantation quelque part loin de ses bases et de son terreau.Il y a des transplantations qui ne résistent jamais . Ou bien elles vivent ou survivent flétries le restant de leurs vies


2 avril 2010, 23:15 , par bougaa :

moi je pense que les algeriens en general aiment profondement leur pays .sils partent cest pour fuire
une societe prise en otage par des gouvernants maffieux aides par des partis et courants retrogrades et archaiques qui jouent sur la fibre patriotique et religieuse du peuple algerien.

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Réponse le 16 avril 2010, par Anonyme-67085 :

@ bougaa : Une chose sure et certaine que toute personne de nature humaine cree par le bon-dieu aime profondement son pays natale d’origine a 100% d’ou il ou elle est nee,car chaque individu porte l’image et l’amour de son pays dans propre son coeur-la ou il ou elle se trouve pour suivre son gagne pain facile ou son parcours de vie avec sourire. Ce phenomene de chose est de nature,et personne au monde ne peut nier son pays ou le detester ? or, si la personne essaye de s’exiler dans un autre continent qu’il ne lui appartient pas ? c’est qu’il faut comprendre que cette personne-la, a deja fait son choix de vivre en dehors de son propre continent d’origine pour maintes raisons qui le poussent a changer et fuir les depassements anormaux de sa societe civile qu’il ne supporte pas pour eviter d’enormes problemes qui n’ont pas de solutions ou de remedes efficaces dans sa conscience. Il faut comprendre ainsi une chose,que la creature du bon dieu differe toute race d’espece humaine dans tous les domaines a travers le monde entier dans leur cerveau,moral,physique,mentalite,et j’en passe. L’homme et la femme sont des creatures d’une grande faiblesse pour confronter et se battre avec la vie difficile,donc heureusement que ce choix offre plusieurs possibiltes et facons de vivre la ou la personne opte ses desirs et ses supports de conforts qui lui sont facile avec une libertee sincere et honnete de continuer sa longue vie avec faveur et chance pour ne pas avoir des souffrances et douleures psychologiques,afin d’apaiser son morale plein de tranquilite et de bonheur. Ces opportunites de chance malheureusement,ne sont pas donner a tout le monde de s’exiler facilement,certe par une moyenne d’un faible degres de pourcentage a chaque population et de chaque pays a travers le monde de tenter sa carte de reussite de quitter sa terre natale pour une autre destination etrangere pour qu’il se retrouve confortablement et aisement pour faire n’importe quoi pour subvenir a son travail avec efficacitee et satisfaction,a ses etudes,a son avenir et celle de ses enfants.Je dirai tout simlement que le monde est un theatre, chacun(e) jour son role dans cette vie bien limitee.


3 avril 2010, 10:16 , par BASTOS : commence alors une autre histoire a partager... :

L’ exil c’est ce qui reste de la liberté de choisir. Ce choix se fait a l ’arracher ,et quoi qu il en coûte comme ablation ,c’est le prix hors norme a payer celon la conception que ce fait tout un chacun de la liberté. Il n’ est pas donné a tous ce sens aigu de la liberté qui dés fois fait un pied de nez a la mort .D’autres se contenterons d’un exil intérieur ravageur ,tant mieux ou tant pis pour eux . J’ai un immense respect pour ce type d’homme (femme)pour son intransigeance face au déni de justice, de liberté ,de pensée . Qu’ importe le lieu si ce choix est générateur de création a partager. L’Algerie peut se prévaloir aujourd’hui d’être la porte ouverte a tous les exils, même ceux de la folie.

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Réponse le 3 avril 2010, par deloula :

L’exil est plus destructeur que bienfaiteur car il dénature l’individu.il l’oblige à se déguiser pour fondre dans le lieu "d’accueil".il se dépersonnalisera pour bien faire et de ce fait se dévalorisera à ses propres yeux et à ceux des autres..le jeu en vaut-il la chandelle ? ce n’est pas une ablation c’est de la mutilation permanente !! à prendre en charge chez un psy !!

 
Réponse le 3 avril 2010, par Anonyme-66309 :

Trop pessimiste Bastos,tu fumes trop des affreuses ou des galeuses pour nous enfumer de ce pessimisme.L’exile est souvent un choix lorsqu’il n’est pas souvent dicté par des considérations économique.Pour nos femmes,il l’est certainement si vous le mesurez à d’autres références mais dites vous que le pire des exiles c’est de se renfermer sur soit .Pour le reste ,il laisse entrevoir des chemins et des issues même si ils sont parfois difficiles à emprunter.Pour beaucoup,c’est le choix d’une vie facile qui s’exprime.Le retour est toujours bon à considérer


7 avril 2010, 21:16 , par BASTOS : A CHACUN SON EXIL ,ET TANT MIEUX ! :

"Pour beaucoup c’ est un choix facile".Du fait même de votre anonymat sur un tel sujet dénote chez vous un auto-exil de facto non assumé.Quand a "déloula" qui pense "que l exilé se cache et se fond dans le moule du pays d’acceuil".Je lui conseillerais de sortir un peu de ces frontières mentales ,elle pourras ainsi voir et se rendre compte que l ’exil renforce les racines et les cultures .Dans cet ailleurs fait de différences assumer et des fois partager, je n’ es jamais vu autant d’exilés hindous, africains ,aborigènes, inuits ou descendants d’aztèques, porter et clamer haut et fort leurs identités dans les grandes capitales occidentales. A chacun son exil ,nous ne parlons pas du même, et sûrement pas pour les mêmes raisons ! A chacun son exil, et c ’est mieux ainsi !

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Réponse le 15 avril 2010, par Anonyme-67032 :

@ BASTOS : Je partage parfaitement vos dires et vos idees qui sont dans leur dimension exacte pour un exile d’un pays a l’autre avec un choix libre et autonome. S’exiler,c’est un changement naturel pour raffraichir et laver son cerveau plein de lacune ou a des contraintes qui ne supporte pas avec la societe civile interne d’ou il vit et on le pousse forcement a sortir de l’auberge pour eviter des problemes permanents au quotidien,afin de changer sa mentalite et son comportement de vie plus propre et a l’aise. L’exile,parfois se retrouve a merveille dans le pays d’acceuil etranger d’un autre continent que celui de son origine et parfois la nostalgie de son pays natale l’attire souvent a tenter de rentrer definitivement mais avec beaucoups d’hesitation en faisant ses calculs et se ressaisit negativement pour ne pas sombrer dans le noir pour continuer a survivre difficilement au retour definitif. Chacun et chacune de nous prefere mener sa vie a sa facon,et on ne peut pas juger la personne de vivre la ou il ou elle veut vivre ? C’est une liberte totale et de democratie a prendre dans sa propre conscience.


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