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Dix milliards de Dollars volés à l’Algérie par la France

"Main basse sur Alger, enquête sur un pillage" Juillet 1830
samedi 24 octobre 2009, écrit par : A. Nedjar Sétif info, mis en ligne par : Boutebna N.

A l’origine le but de la conquête de l’Algérie avait pour but de faire uniquement main basse sur les trésors et de s’accaparer des richesses immenses de l’Algérie.

"Main basse sur Alger, enquête sur un pillage", C’est le titre du livre du célèbre journaliste écrivain français Pierre Péan, paru aux éditions Plon . Cette enquête défraya la chronique et abouti par tordre le cou à la fameuse thèse « du coup de l’éventail » ,un soufflet en plumes de paon, administré au consul de France Pierre Duval par le Dey d’Alger Hussein Pacha. L’affaire du soufflet avait caché une autre affaire de politique intérieure. Charles X, Roi de France qui avait de grandes difficultés face à l’opposition, avait besoin fonds secrets pour acheter les hommes politiques, et obtenir des chambres qu’elles lui soient inféodées après leurs dissolutions. Tous le monde savait que les caveaux de la régence d’Alger regorgeaient de trésors immenses.

L’appétit vient en mangeant. Selon toujours cette enquête, ignorant la réaction de l’Angleterre, puissance du moment, très opposée à la conquête, les buts assignés par Charles X au maréchal de Bourmont se limitaient à la prise d’Alger, au renversement du dey et à la saisie du trésor. La colonisation n’était pas encore à l’ordre du jour. La décision d’annexer l’ancienne Régence est prise seulement en juillet 1834.

Durant la guerre de libération nationale de 1954, un autre célèbre historien français Charles André Julien étaya la thèse sans la développer. Les fracas des armes de la lutte de libération nationale lui offraient peu de chance d’être écouté.

En 1954 toujours, le professeur Marcel Emerit, professeur à la faculté de lettres d’Alger estimait que ce Trésor-avait été la motivation centrale de la prise d’Alger, remettant ainsi en cause l’histoire communément admise sur l’origine de cette expédition, à savoir la vengeance de l’insulte à la France, commise par le Dey d’Alger et la volonté de mettre fin à la piraterie-des raïs," souligne Pierre Péan.

Cette manne fabuleuse n’a pas atterri dans les seules caisses de l’État français. Le roi Louis-Philippe 1er, la duchesse de Berry, des oligarques militaires, des banquiers et des industriels comme les Seillière, ancien patron des patrons français et les Schneider, ont profité de ces richesses, indique l’enquête. Le développement de la sidérurgie française doit ainsi beaucoup à cet or spolié, souligne encore l’auteur.

En reprenant lui-même cette thèse, Pierre Péan s’est appuyé sur une bibliographie abondante et surtout sur des pièces historiques consultées aux Archives départementales des Alpes-Maritimes à Nice. L’ensemble des rapports, correspondances, études, actes administratifs, comptes-rendus et procès verbaux consultés, sont cités à la fin de chaque chapitre de ce livre de 271 pages qui avait été édité opportunément à la veille du 50ème anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale.

Avant de passer à n’importe quelle autre étape avec ce pays, la France, faisons d’abord nos comptes sur les richesses et les trésors ainsi volés .Ceci exclu pour l’instant tout ce qui a été pris ou détourné de l’occupation à l’indépendance de l’Algérie dont le plus important reste nos archives, soit notre mémoire.

"Main basse sur Alger, enquête sur un pillage" Juillet 1830, Pierre Péan est un livre à lire absolument.


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