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Être enfant à l'indépendance
[Reportages] Être enfant à l’indépendance

Publié le : dimanche 4 juillet 2010 | Ammar KOROGHLI

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Entre autres souvenirs qui affleurent de la mémoire, ceux de l’enfance. Nous étions, à l’indépendance, heureux de nous découvrir alors libres au sortir de la longue nuit coloniale ; ce, même si notre soif de culture n’eut qu’un faible écho favorable…

Star. Tel était le nom de ce cinéma où nous nous réunissions pour la vente et l’achat des illustrés. Nous étions pour la plupart à l’école primaire. En face, il y avait le marché de Sétif. Un lieu où l’hygiène était alors le souci cadet des marchands de légumes et des bouchers d’alors. Une odeur indescriptible y régnait. La viande inaccessible pour beaucoup d’entre nous pendait, accrochée par des esses. Sans véritable réfrigération. Les légumes et les fruits étaient posés à même les étals. Parfois en leurs cageots. Les prix défiaient le pouvoir d’achat de nos pères qui trimaient souvent dans des chantiers comme manœuvres ou maçons, payés à la quinzaine. Pour beaucoup d’entre nous, nous avions depuis longtemps apprivoisé la pauvreté atavique. Elle devint, si je puis dire, notre campagne d’infortune !

Cette période fut des plus marquantes. J’y débutai ma carrière d’adolescent. Je fus parmi ceux de mes camarades de lycée qui, privés de vacances, passèrent leur temps à rêvasser à l’ombre du marché. Par moments, il nous arrivait de voir un film à l’affiche. Le plus souvent, il s’agissait de westerns et de films indiens -nous disions hindous-. Il est vrai que j’y ai été habitué. Mon premier film fut L’homme qui tua Liberty Valence avec John Wayne ; c’était un billet qui m’a été offert par l’école, ainsi qu’à d’autres de mes camarades de classe. Il nous arrivait aussi de nous rendre en bande au khfafji tunisien pour y prendre un beignet avec du thé. Comme nous partions parfois au souk situé à un autre lieu pour prendre un bol de soupe, avec une cuillère d’huile d’olive, chez Hamma.

Au souk, nous écoutions émerveillés les contes de troubadours venus d’ici ou là. Nous nous laissions bercer par ces magiciens de la parole. Leurs mots choisis pour raconter leurs histoires nous subjuguaient ; nous riions de bon coeur. Ce souk fut tout simplement rasé et ses troubadours privés de parole ! Etaient-ils donc si subversifs ? Et que n’a-t-on remplacé ce lieu de la culture populaire par quelques flamboyants centres culturels où tout un chacun pouvait mettre en avant son talent ? Raser et priver, il en restera toujours quelque chose. Au moins quatre décennies après, ma mémoire se réconforte de leurs souvenirs.

Il arrivait, par moments, qu’il y ait de la zizanie entre nous, de nous quereller à propos de notre commerce des illustrés lorsque nous ne parvenions pas à nous entendre sur l’achat et la vente auprès de certains de nos camarades d’infortune. Il me souvient d’un jour où j’ai emprunté une modeste somme d’argent à l’une de nos voisines que j’approvisionnais en romans-photos, quelques khamsine douros, deux cent cinquante dinars sans doute. Deux à trois mois après, non seulement j’avais rendu à celle-ci son dû, mais j’ai épargné l’équivalent d’environ mille dinars ; ce qui me permit de m’acheter des vêtements neufs pour la rentrée et de régler l’assurance scolaire.

Lorsque je me remémore ces instants, j’ai immanquablement en tête une forte lumière d’un ciel bleu aveuglant. C’était souvent l’été qui me venait à l’esprit. Indépendamment de cette indigence que je partageais avec d’autres, nous étions épargnés par notre insouciance. Nous étions encore des gamins en adolescence, loin de nous douter que ce monde renfermait bien des secrets incommensurables. Et que nous ne pourrions un jour espérer en connaître qu’une infime partie...

Pour l’heure, nous nous amusions. Nous nous querellions gentiment de temps à autre, ayant au fond conscience que la solidarité devait être de rigueur entre nous. Nous nous interrogions souvent sur nos conditions d’existence et le peu de cas que nous représentions pour nos gouvernants du moment. Des discussions souvent passionnées avaient lieu avec les mots de tous les jours. Des mots simples pour tenter de percer les lourds secrets de la vie. L’été durant, nous nous voyions à notre quartier général, le cinéma Star, devenu depuis un centre commercial. La saugrenue décision !

Réduire la culture pour l’alimentation. Nous avons faim de cinéma, même si c’est le rêve qui nous est servi. Au moins, nous pouvions échapper aux mensonges qui nous étaient serinés par ceux là même qui se sont drapé dans une légitimé historique -pour certains usurpée et devenue depuis obsolète- pour nous voler nos destinées. Sans que nous ayons eu la moindre occasion, en quelque lieu que ce soit, pour exprimer nos doléances. Et, Dieu seul sait, que nous en avions. Surtout en qualité de candidats à la vie adulte dans un pays libéré des contingences coloniales.

Souvent chez nous, nous nous contentions de pain avec des oranges, voire de la kesra avec du gazouz. Nous n’en faisions aucun drame. Et pour cause, nous subissions notre sort. Privés d’expression dès notre prime jeunesse, nous allions mesurer davantage cette frustration. Il est vrai que lorsqu’on a peu conscience de son sort lié à la fois aux séquelles et des affres d’une guerre et à la politique menée en nos noms, on se sent moins brimé ; nous en connaissions peu à l’époque, à part le mythique Ferhat Abbas et sa pharmacie au coin de la Rue Vallée (on disait rivali). Il n’empêche que nous rigolions bien de nos petits malheurs. Qui se souciait alors de notre quête de savoir. Aucune bibliothèque pour nous accueillir l’été pour étancher cette soif. Nos parents étant hélas souvent illettrés, voire même analphabètes pour certains, nos consciences étaient livrées aux films spaghettis dont on se demandait toujours si le héros allait mourir à la fin et les films hindous dont nous nous régalions par les chants et danses. Quelle tristesse pourtant ! Quel gâchis à coup sûr !

Il est vrai que le pays, au sortir d’une guerre dévastatrice, était en pleine reconstruction. Et, sans coup férir, des citoyens avisés et malins en diable avaient su investir les villas laissées vacantes. Bradées à des prix défiant toute concurrence, lorsqu’elles étaient payées ; elles changèrent de propriétaires, ces nouveaux indus s’empressèrent de se faire établir des actes notariés. Et d’adopter la mentalité des anciens colons par leur comportement. Je me rappelle que le fils de l’un d’eux sortait une banane à la main comme pour nous narguer. Et lorsqu’il daignait nous parler, c’était pour nous rappeler sentencieusement que son père -ou son oncle- était capitaine... Il est vrai qu’à l’indépendance, ce grade valait son pesant d’influence… Nous nous disions alors qu’il n’était qu’une exception. Ce que nous continuons de croire encore…

Il est vrai alors qu’à El Combatta, les Combattants, quartier inséré dans la ville en une suite de villas qui appartenaient alors aux Roumis. Le must alors en matière d’habitat. Quant à nous, autochtones et indigènes, nous étions logés à la même enseigne que beaucoup d’autres Djazaïris, c’est-à-dire de façon sommaire. Vu les revenus d’alors, nous avions droit à une chambrée dans une grande maison dont le propriétaire, Kaddour passait avec un guide, du fait de sa cécité, pour réclamer son loyer. Gare aux retardataires car les menaces d’expulsion étaient à portée de parole. La sévérité n’était pas le moindre de ses caprices. Allah ysamhou.

La vie y était réglée de la façon la plus traditionnelle, les femmes à la maison -occupant le dedans- et les hommes vaquant aux affaires du dehors. Il y avait là, parmi nos voisins immédiats, Mohammed Lèqbaïli, appelé ainsi du fait de ses origines berbères, et sa femme Fatma. Elle ne revit son époux que quelques années après l’indépendance du pays si bien qu’elle vécut seule avec ses deux petits enfants. Et une anecdote ô combien douloureuse me revient à l’esprit. Je la revois assise près de la porte de sa piaule en train de me quémander un quelconque service lorsqu’un homme cria dès le seuil de la porte d’entrée principale, comme de coutume alors, Etrig pour libérer la route, et de s’engouffrer dans le long corridor de la maison collective où nous logions tous. Comme les femmes mariées ne devaient pas se laisser voir, elle ferma précipitamment sa porte alors que j’avais mes doigts posés sur la porte entrouverte si bien qu’elle se referma brutalement sur mes doigts. Je sautais au plafond de douleur ; mes doigts en furent ensanglantés. Je vous laisse imaginer les pleurs à chaudes larmes versés ce jour là du fait d’el hechma, la honte d’être vue par un autre homme.

Nous échouâmes donc dans une grande maison appelée alors hara. Composée de petites chambrées, elles firent à l’époque le bonheur du bâilleur qui les louait à des familles dont le dénuement se mesurait à l’œil nu. Guère d’espace. A l’entrée, plusieurs petites pièces sur une rangée bordée par un couloir d’à peine un mètre. Hygiène exécrable. Pour une dizaine de familles, parents et enfants, un cabinet de toilettes infect et infesté de souris de jour comme de nuit. Promiscuité imposée. Les gens ne pouvaient avoir quasiment pas d’intimité. Fenêtres minuscules. Certaines chambres avaient des murs aveugles, l’aération étant un luxe. Quatre murs et un sol en ciment. C’est à peine exagéré de qualifier ces chambres de cellules.

Au bout de ce couloir, sorte de tunnel non éclairé, une courette avec d’autres chambres en forme de carré. Identiques dans leur conception que celles du couloir. En l’absence des maris, la petite cour servait aux femmes de lieu de rendez-vous où certaines d’entre-elles se retrouvaient pour deviser. Claustrées comme dans un harem. Que de fois, il m’arrivera de les découvrir en train de faire la chasse aux souris échappées de la petite pièce d’un mètre servant de salle d’eau dont la porte fermait mal. Heureusement, quasiment juste en face de notre hara il y avait un hammam… A même la cour, un semblant d’escaliers menait à l’unique étage où le propriétaire de céans dressait parfois ses quartiers lorsqu’il lui arrivait de visiter ses locataires, souvent pour les tancer à cause de loyers impayés. Avec force menaces…

Au sortir de la longue nuit coloniale, tel est l’espace qui a servi d’univers à toute une flopée de familles qui espéraient exister. Survivre fut le credo quotidien de ces familles. Bien des querelles ont jonché cette promiscuité. Souvent pour des broutilles. C’était une manière de penser son existence. De panser cette blessure sociale vécue d’emblée dès l’indépendance. Occupés à vaquer à leur profession, les hommes échappaient à ces rixes anodines mais riches de quelques vocables dont enfants nous aurions souhaité nous passer.

Ainsi, pour mon père, véritable damné des chantiers, payé à la quinzaine. Souvent endetté auprès de notre épicier attitré, Hamma. Il me souvient que ma mère (Mma Allah yarahmèk) m’envoyait systématiquement chez lui pour moult courses : dix douros de sucre, dix douros de café, quinze douros d’huile… C’était la chanson de mon enfance. Je répétais la quantité et le nom des denrées voulues par ma mère le long du trajet. Avec sa bonne bouille, Hamma ne manquait jamais l’occasion de sortir son stylo pour ses additions. Tu diras à ton père de passer demain pour me régler, sinon plus de crédits.

Il était notre créancier, mais aussi un peu notre sauveur car sans lui, il était difficile de boucler les fins de mois au vu des maigres salaires de nos parents. Certains étaient toutefois mieux lotis que nous. Surtout que, les mères vaquant aux affaires domestiques, les pères échappaient aux draconiennes contraintes des chantiers. Si bien qu’ils leur arrivaient de sortir parfois avec un fruit à la main. Suprême bonheur pour un gamin d’alors…

Le credo de nos parents : faire réussir leurs enfants par l’école, chkoula. Pour certains d’entre-eux, ils ne purent hélas voir leur progéniture réussir ce fou pari d’en faire autre chose que de la chair à chantiers…

* Auteur Avocat Algérien

Ammar KOROGHLI

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(15 commentaires)

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4 juillet 2010 :
Belle "autobiographie" ........à l’occasion de la fête de l’indépendance"
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Réponse le 4 juillet 2010, par asmae130 :
Nostalgie , nostalgie quand tu nous tiens !!!!!!

 
Réponse le 4 juillet 2010, par d :
ma mamia que c’était beau jour on ne l’oublira jamais vive l’algerie oulah yarham echouhada.


4 juillet 2010 :

C’est merveilleux et touchant

AH YA RABI AH !!!!

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4 juillet 2010, par BALEK ! :
"FTAIRI" et non "kfafji"....Ceci dis ,au dela de l ’enfance s’annoncé déja une galére pas croyable pour l’adulte "indépendant" en devenir que nous étions ( pas tous), malheureusement. Et aujourdhui ?
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4 juillet 2010, par Oumabdoullah :

Un article très émouvant, plein de souvenirs à la fois de bonheur et de misère...

Que vous dire de plus, sauf que c’est regrettable car nous les générations qui ont suivis, nous avons l’impression que cette guerre n’a jamais existé, en dépit des histoires que nous raconte la famille, les chouhadas proches comme : mon oncle, les cousins à mes parents.... qui ont gravé à jamais mon nom de famille parmi les serviteurs de ce pays mais hélas, on ne peut qu’imaginer ce que vous avez vécu mais jamais ressentir les mêmes sentiments...

Et dire que nous étions colonisé pendant 130 ans...

ça parait invraisemblable.

Allah Yarham ceux qui sont morts, et Yaslah Hal ceux qui sont vivants...

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Réponse le 4 juillet 2010, par SALEM Ali :
Je me permets de te dire salut Ammar parcequ’on a fait le lycée ensemble (Mohamed Kérouani, le seul lycée de garçon qui existait pour Sétif, Bejaia, BBA et M’sila ; les ex. daira de Sétif) et je crois même l’Université de constantine Ain El Bey et logions à El Firma. Mais permets moi cher ami de te faire remarquer que tu perds un peu de ta "sétifienneté". A Sétif, on ne dit pas khfafji mais Ftaïri (lol) puis la pharmacie de Ferhat Abbes (Allah yarehmou) n’est pas située au coin de la rue vallée (rivali) mais dans les arcades entre l’école Amardjia Abbes ( l’école laïque Roger Vétillart) et la Banque Nationale d’Algérie près de Bab Biskra et qui a été nationalisée pour devenir une officine de l’Encopharm. Ceci dit, c’est juste pour rigoler et alimenter un peu plus cette nostalgie. Mes meilleures salutations.


5 juillet 2010 :
C’est pour quand la suite ? J’habitais à batimet ennakhla, et vous à batimet l’assurance, et on était au lycée kérouani, racontez nous encore plus de ces beaux souvenirs, amicalement , Touidjeni.
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Réponse le 5 juillet 2010, par Koroghi Ammar :
Mes chers ami(e)s, Bonjour et salam alikoum. D’abord, merci pour toutes vos précisions, ainsi que de me rappeler à vos bons souvenirs. Ensuite, j’indique juste que ce texte est un extrait d’un récit portant sur Sétif, mais également ayant pour thème l’exil. Enfin,sans doute que mon récit fera l’objet d’une mise en ligne sous forme de feuilleton. Très cordialement.

 
Réponse le 6 juillet 2010, par BALEK ! : LA MEMOIRE N ’AS PAS BESOIN D’AMARRES :
L’exil forge la dialectique,je rajouterais la mémoire vive et l’esprit critique. Toutes ces générations qui pour de multiples raisons l ’ont choisi savent de quoi ils parlent pour l’avoir chèrement payer. Qui mieux que l ’exilé pour dire le souvenir ,l ’enfance ...Sans tomber dans la mièvrerie. Vous le faites si bien . A bientôt de vous lire sous la forme d’un bon roman et non d’un feuilleton. le terreau de la mémoire de l exilé et bien plus fertile dans le souvenir ,que celui stérile, amarré a la nostalgie.


5 juillet 2010, par ghani :
j aurai aime que l auteur cite dans son article le vieux ammi ali tounsi qui louait lui aussi des magazines blek,zembla ,miki le ranger,akim etc et qui toujours nous disait allah yarahmou hadaka noufo hadaka nouvo.pour memoire son etalage se trouvait aussi devant le cine star . salutations .ghani maiza.
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Réponse le 6 juillet 2010, par Zino du Colorado :
Oh que de souvenirs:Nous habitions dans une Hara a Langar qui s’appellait:Harat Zidouma bent lgarde(R.Y),une proprietaire pure et dure,parfois mechante,meme les insectes faisaient la sieste. A sa grande stupefaction,ma Grand-Mere(R.Y),pourtant une locataire de longue date,lui annonca la nouvelle de notre demenagement a...Bel-Air(Bilaire legdim,cite du patrinoine,derniere frontiere, ou les hivers etaient plus rigoureux qu’a Setif-ville.Ayant a peine 10 ans,mon frere aine scolarise a l’ecole Khababa(shkoulet lehdjar ex:ecole Peguin) faisait ce trajet,O combien long,en saison hivernale,toujours difficile a negocier surtout avec des moyens tres aleatoires(lforno ntaa lkouk wel bouli ou lehtab)).1 mois avant le jour de l’Independance,on se retrouva a la Pinede,j’avais 5 ans, donc je ne me souviens tres bien,a part qqes images d’une foule immense a Ain Fouara.Bonne fete de l’Independance a toutes et a tous et gloire a nos Martyrs(Allah Yarham Echouhadas).Sahit a Ghani wech hadh lghayba.Germany(Deutchland) looks really good.A bientot.Zino.

 
Réponse le 6 juillet 2010, par Koroghli Ammar :
RE-BONJOUR, CHERS AMI(E)S, A ALI, TOUIDJENI, GHANI, ZINO ET TOUS LES AUTRES QUI ME LISENT, VOULEZ-VOUS QUE NOUS ECRIVIONS ENSEMBLE L’HISTOIRE DE NOTRE VILLE POUR RESTITUER UN PEU LA MEMOIRE DE CELLE-CI A TOUS NOS ENFANTS ? NOUS POURRIONS TOUS Y CONTRIBUER POUR FAIRE UN OUVRAGE COLLECTIF, UN DOCUMENTAIRE ET/OU UNE BANDE DESSINEE. JE RESTE A VOTRE DISPOSITION. TRES CORDIALEMENT. akoroghli@yahoo.fr

 
Réponse le 6 juillet 2010, par ghani.e :
cher ami zino tu me rappelle des souvenirs j ai habite comme toi d abord harat zamit,pres de l ecole ammardjia abbes.que de souvenirs.nos voisins etaient en partie francais ,mr mouskiniet helene.helene la trantainequi prenait le soleil en maillot 2 pieces et nous qui revaient ,avant l arrivee de mon oncle qui mettait fin au spectacle.la maison etait en partie rattachee a 1 ftairi,cheich ahmed chorba allah yarahmou,et l epicier said.ensuite j ai habite comme toi la pinedeen1963.jeme rappelle notre 1ere coupe du monde 1970 j eteais deja fan de l allemagne tandis que toi et kerroum pele vous etiez pour le bresil.40 ans plutard je vis en allemagne,mektoub me diras tu.cette annee l equipe est forte et de plus a 1 entraineur doue le titre est a portee de mains.deutschland über alles .salutations a toi ainsi q a toute ta famille.


10 juillet 2010, par ALGERIEN PUR ET DUR - BORDJ :
Situations vécues ici est ailleurs.Tel était le destin de presque tous les Algériens mais nos parents étaient solidaires devant les vicissiitudes de la vie.Oui,nous avons connus la HARA et les comportements,parfois désobligeants des propriétaires.Enfant turbulent,je tapais fort sur les enfants de la propriétaire qui se croyaient tout permis parce que nous étions pauvres.Un jour,excédée,cette Dame que j’appelais Khalti Laârem,avait dit à ma Grand-mère si tu aimes ton fils,construis lui ,si tu es capable, une piaule de la dimension de mon W.C.,wc de O,50m x 0,40 m.Certes, les temps étaient durs pour nos parents mais nous, nous n’étions pas exigeants comme le sont les jeunes d’aujourd’hui qui veulent le beurre et l’argent du beurre sans se fatiguer.
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