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La production d’huile d’olives en nette évolution

lundi 21 janvier 2013, écrit par : Rachid Sebbah, mis en ligne par : Boutebna N.

Arbre typiquement méditerranéen, l’olivier est très répandu sur le territoire de la commune Draa Kébila. Les travaux de plantation et d’entretien des oliviers ainsi que ceux de la cueillette et du pressage des olives procurent aux citoyens de la localité des emplois saisonniers, des revenus financiers appréciables et d’importantes provisions en huile d’olives qui rentre très largement dans la consommation quotidienne de toutes les familles productrices ou non.

La superficie plantée en oliviers à Draa Kébila a tendance à s’accroître rapidement chaque année ; les habitants de cette petite commune du nord ouest de la wilaya de Sétif ont pris conscience de la vocation agricole de leur région. L’olivier est l’arbre le plus adapté au relief relativement accidenté et au type de terres qui domine ici.

A Draa Kébila, la culture de l’olivier remonte à l’époque romaine, voire bien avant ; la circonférence de certains troncs d’arbres en témoigne. En effet, beaucoup de vieux oliviers encore productifs, notamment au village Krima, nous font penser qu’ils doivent avoir plusieurs siècles d’âge. C’est aussi, un arbre qui est peu exigeant en matière d’entretien et qui résiste beaucoup tant à la chaleur qu’au froid.

Ceci nous amène à poser une série de questions allant de la plantation de l’olivier à la phase finale qui est le pressage des olives et la récolte d’huile en passant par l’entretien et la cueillette. Les réponses à ces questions, bien que très sommaires, éclaireront sur la nature des travaux et des efforts consentis, les moyens utilisés et
les intérêts en jeux ?

D’emblée, il y a lieu de faire remarquer que la culture de l’olivier a beaucoup évolué et qu’il faut peut être parler d’abord de l’ancienne époque où la superficie occupée par ce type d’arbre à Draa Kébila était très réduite et les techniques ainsi que les moyens utilisés étaient dérisoires. Ensuite, sera évoquée la situation actuelle avec les moyens et techniques modernes ainsi que la supplantation du figuier par l’olivier.

A Draa Kébila, la culture traditionnelle de l’olivier s’étend jusqu’aux années 80 du vingtième siècle ; les dernières presses de type ancien ont complètement disparu. Désormais, elles relèvent de l’histoire.

Nos ancêtres utilisaient des techniques et des moyens très archaïques et différents de ceux en usage de nos jours. Quantitativement et qualitativement, les résultats obtenus sont aussi incomparables.

D’abord, il faut signaler que le figuier, autre arbre adapté à la région, dominait très largement avant de céder beaucoup de place à l’olivier qui prend sa relève. Le figuier et les revenus que procurait la vente de figues sèches destinées à l’exportation occupaient la seconde place en terme d’importance dans les activités agricoles des habitants de Draa Kébila. Actuellement, le figuier subsiste à peine sur des superficies très réduites et la récolte de son fruit sert surtout à couvrir les besoins familiaux en figues fraîches et sèches.

Donc, à Draa Kébila, il n’y a pas si longtemps, la culture de l’olivier occupait la troisième position après celles des céréales et des figuiers. Comment se font les travaux de plantation et d’entretien, la cueillette et le pressage des olives et à quoi sert l’huile récoltée ? Quelle est la situation aujourd’hui ?

Tous les terrains pauvres et accidentés, impropres à la culture des céréales et des figuiers, étaient destinés essentiellement à la plantation de l’olivier. Ce choix, n’est pas fortuit ; il est très judicieux du fait qu’à l’époque, encore faut-il le rappeler, la semoule était absente des rares magasins qui existaient et le travail salarié était insignifiant ; les habitants produisaient eux même le blé et l’orge dont ils avaient besoins. Ils utilisaient le troc de biens et des services, le métayage, le paiement en nature, etc. La monnaie, quasi absente à l’époque, circulait très peu.

Par ailleurs, il n’a y avait pas de pépinières pour fournir les cultivateurs en arbres greffés prêts à être mis en terre. On plantait des arbustes d’oliviers sauvages que l’on déterrait dans les champs et les forêts. Quelques années plus tard, ces arbustes sauvages replantés grandissent et sont greffés en prélevant des boutures sur des oliviers producteurs. Des années après et grâce à des soins intensifs (taille, labours et engrais naturels surtout), les plants greffés multiplient leurs branches et entrent en production. Cette façon de faire ne permettait pas une multiplication rapide ; elle prenait beaucoup de temps avant de voir venir les fruits.

Cependant, cette méthode est encore utilisée de nos jours en raison du fait qu’elle permet de choisir le porte greffe qui convient le mieux et la qualité d’olives voulue ; c’est aussi une façon de s’assurer que notre olivier ainsi planté aurait une très longue vie et donnerait beaucoup d’olives et d’huile de très bonne qualité.

Mais cela n’empêche qu’aujourd’hui il est très largement fait recours à la plantation d’oliviers achetés sur le marché et provenant de nombreuses pépinières qui se sont développées à travers le territoire national. Ces arbustes qui grandissent rapidement après la plantation présentent des inconvénients majeurs en ce sens que l’on ne sait pas s’ils sont greffés sur des portes greffes résistants ou pas (oliviers sauvages), le type d’olives n’est pas précisé et aucune garantie n’est donnée quant à la résistance de ces arbustes aux maladies propres à l’olivier.

Toutefois, les expériences vécues ont été relativement concluantes et ont permis de doubler la production d’olives et d’huile ; ce qui aide les producteurs à couvrir une bonne partie de leurs besoins oléicoles qui ne cessent d’augmenter proportionnellement à l’évolution du nombre d’habitants de la localité.

Quant aux travaux d’entretien, ils comportaient les labours, le recours aux engrais naturels et la taille.

Peu exigeant, l’olivier se contente de labours superficiels une fois tous les trois ou quatre ans. Ces labours permettent à l’eau de pluie et de neige de s’infiltrer jusqu’aux racines et d’arroser suffisamment les arbres. L’olivier résiste à la chaleur, mais il lui faut un minimum d’eau pour que la récolte soit bonne et de meilleure qualité.

Actuellement, on a tendance à planter davantage, mais on laboure très peu à cause des changements importants intervenus ces derniers temps en matière de mode de vie. Les générations montantes ont peu de préférence aux travaux agricoles ; ils optent pour des métiers non pénibles et moins salissant même s’ils ne rapportent pas beaucoup d’argent.

Les engrais naturels sont surtout nécessaires au début de la plantation et de temps en temps, si le terrain est très pauvre ; ils permettent à l’olivier de grandir rapidement et de produire si vite. Mais, le recours systématique à l’engrais naturel peut altérer la qualité des olives et de l’huile produite ; après leur récole, les olives se détériorent et ne résistent pas au stockage en attendant leur pressage.

De nos jours, les engrais naturels sont de plus en plus rares, les cultivateurs utilisent les engrais chimiques mais très rarement et très peu. Lorsqu’il y a manque de pluie et de neige, le recours à ce genre d’engrais peut être néfaste pour l’olivier ; il peut entraîner la mort de plusieurs branches et l’altération du feuillage des autres.

Par contre, la taille annuelle de l’olivier est très bénéfique ; dans le passé, elle est confiée à des professionnels. Aujourd’hui les tailleurs d’arbres qualifiés sont rares et les oliviers sont soit mal taillés ou laissés carrément sans taille pendant plusieurs années. Dans les deux cas, c’est mauvais pour l’olivier. Les connaisseurs en la matière disent que la taille de l’olivier passe avant le labourage et l’utilisation des engrais. Autrement dit, si le cultivateur devait choisir entre les trois, il opterait pour la taille. Celle-ci rajeunit l’arbre et lui donne de la vigueur et des capacités à produire davantage. Elle peut se faire au moment de la cueillette, juste après la cueillette ou encore en mars de chaque année, avant que les arbres ne commencent à fleurir.

La taille faite au moment de la cueillette permet d’aérer l’olivier afin de pouvoir récolter facilement les olives. Il permet à l’arbre de se rajeunir en faisant pousser de nouvelles branches propices à une production accrue d’olives. Mais, souvent, on n’a pas le temps de faire la taille et la cueillette en même. Dans ce cas, la taille est reportée à juste après ou en mars. Celle qui se fait au printemps permet à l’olivier de refermer les plaies grâce à la sève secrétée par l’arbre lui même. De l’avis des expérimentés en la matière, elle est la meilleure ; car elle n’altère pas l’olivier et le prépare mieux à la prochaine récolte.

Les branches ainsi taillées et tombées par terre sont utilisées pour l’alimentation des chèvres et le chauffage durant l’hiver. C’est là une façon de recycler la biomasse et de l’utiliser à bon escient.

La cueillette est une activité qui prend du temps et qui nécessite beaucoup de main d’œuvre afin de pouvoir la mener à bon terme avant que le froid ne s’intensifie et que la pluie et la neige ne surviennent fréquemment. La cueillette des olives commence généralement fin novembre et peut durer plusieurs jours, en fonction du nombre d’oliviers dont on dispose et de leur âge, de l’abondance des olives ou non, de la main d’œuvre mobilisée pour la circonstance, des conditions climatiques, des moyens matériel mis en œuvre, de l’éloignement ou non des oliviers par rapport au lieu où résident les propriétaires, etc.

Si la plantation de l’olivier se fait une fois, l’entretien de temps en temps, la cueillette des olives est une activité qui se répète chaque année. C’est une période cruciale pour chaque chef de famille qui a la charge d’organiser les travaux de cueillette et de ramassage des olives. De la façon dont elle est menée dépend la production de l’année en huile et de celles des années qui suivent. Autrement dit, il est nécessaire de prendre toutes les précautions utiles afin de ramasser toutes les olives sans porter préjudice à l’olivier en usant de la gaule ou en procédant à la taille lors de la cueillette.

La cueillette des olives, à Draa Kébila, se fait manuellement jusqu’à ce jour. La mécanisation est pour le moment chose difficile à imaginer pour plusieurs raisons ; le relief accidenté de la région et la nature des oliviers ne facilitent pas la chose.

Pour l’instant, les oléiculteurs continuent à cueillir les olives d’une manière très traditionnelle. On fait tomber les olives en usant de ses mains ou en recourant à une gaule. Pour ce dernier cas, l’on doit prendre la précaution de confier le travail à quelqu’un du métier afin d’aller vite sans pour autant porter préjudice aux oliviers.

Dans le passé, on faisait tomber les olives parterre puis on les ramassait une à une ; cette pratique faisait perdre beaucoup de temps et la période de cueillette s’allonger en conséquence. Aujourd’hui, on fait usage de bâches en toile que l’on étale sous l’olivier avant de commencer la cueillette ; les olives tombent sur la bâche et le ramassage se fait très aisément. Les olives rassemblées sur la bâche, on procède alors à leur séparation du feuillage et des débris qui tombent lors de la cueillette. Ceci se fait sur place ou une fois les olives arrivées à la maison.

L’autre nouveauté, c’est aussi le transport des olives par véhicule. Les olives récoltées durant la journée sont embarquées dans un véhicule pour les ramener à la maison. Alors que par le passé, le transport se faisait à dos d’âne ou de mulet ; chose qui subsiste encore notamment lorsque les champs où se trouvent les oliviers sont relativement loin des routes carrossables, mais cette pratique a tendance à disparaître complètement.

A l’opération de cueillette, participe généralement tous les membres de la famille à l’exception des vieux, des malades ou handicapés. En cas de production abondante, on peut faire appel à de la main d’œuvre saisonnière. De nos jours, les éligibles à participer à la cueillette des olives sont peu nombreux du fait de la scolarisation des enfants, d’une part, et de la préférence des jeunes à exercer des activités non agricoles, d’autre part.

Hormis les inconvénients et les risques encourus, la cueillette des olives reste une activité pleine d’ambiance où l’utile est joint à l’agréable. Cette activité et celle du pressage des olives nécessitent qu’on leur consacre un reportage à part qui constituerait la suite du présent essai.

Le pressage des olives est la phase finale de la production d’huile d’olives. Ici, nous évoquerons brièvement cette opération importante sans laquelle les olives récoltées ne serviraient pratiquement à rien, sauf peut-être, à la conservation de certaines d’entre elles (les grosses) pour les destiner à la consommation à table.

Nos ancêtres recouraient à la presse traditionnelle disposant d’une roue en pierre taillée spécialement pour. Un cheval ou un mulet faisait tourner la roue pour écraser les olives sur son passage. La pâte huileuse obtenue est disposée dans des sacs circulaires posés les uns sur les autres sous une presse actionnée par la force des bras des hommes pour que l’huile se sépare et coule vers un bac placé en dessous. Ce système a pratiquement laissé place à des presses modernes électriques et automatiques implantées un peu partout dans toute la région. La localité de Draa Kébila vient de se doter d’une presse à huile moderne dont la mise en service est effective à compter de cette campagne oléicole 2012/2013. C’est le fruit d’un investissement privé réalisé par Djemaa Abiza, un natif de Draa Kébila.

Toutes ces opérations évoquées ci haut sont mises en œuvre afin d’obtenir de l’huile d’olives très utile à la consommation des citoyens et au renforcement de leurs revenus provenant d’activités agricoles et autres. L’huile d’olive est partout dans les plats consommés à Draa Kébila. On la retrouve notamment dans la préparation de la-chilta" faite avec du piment piquant ou doux et de la tomate très prisés durant toute la période d’été et même en dehors de celle-ci. On en fait des crêpes avec de l’huile d’olive, on l’utilise pour huiler le couscous, etc. Bref, elle est présente partout dans la nourriture consommée dans cette localité. Le surplus est vendu pour se procurer quelques revenus financiers dont une partie importante sert à financer les travaux d’entretien, de cueillette et d’élargissement du parc oliviers de la famille. Il ne faut pas omettre de signaler que le dixième de la récolte en huile est distribué aux démunis au titre de la-zakat". Une partie de ce qui reste est offerte aux proches et amis qui n’ont pas d’oliviers.

Enfin, l’olivier a toujours été un symbole de la région et son développement accéléré ne peut que réconforter les citoyens de la localité en leur procurant des emplois et des revenus subséquents. Le déploiement intensif de l’olivier est une activité noble qui convient bien à nature et au relief de cette localité. C’est aussi justice rendu tant à l’homme qu’à la nature.


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31 commentaire(s) publié(s)
nacer gamaz :
article interessant ,mais la question qui se pose :es ce que cette huile est abordable ?700da le litre ce n,est pas donné
Kamel :
A Nacer Gamaz, 700 DA le litre c’est très cher. C’est la loi de l’offre et la demande. Si on augmente les plantations et on améliore les techniques de production, le prix baissera naturellement. Sur le marché international le prix du litre est autour de 6 euros ce qui fait environ 700 DA au taux officiel.
ben ali :
pour avoir participer a la recolte cette annee , je conseil l’utilisation des peignes en plastique pour la recolte ( ca vaut 80 dinars et ca accelere la cadence sans porter atteinte aux mains )-l’utilisation des filets en toile (5*10metres investissement de 3000 dinars environs ) -on multiplie la vitesse de la recolte au sol par 7- autre technique pour separer le feuillage des olives : tendre une toile et lancer a la pelle les olives capturés dans le filet : les feuilles tombent avant de toucher la toile tendu car plus legere que les olives d’ou la separation ... voila de quoi faciliter la vie pendant la recolte ...pour ce qui est du prix , on en trouve a 600 dinars le litre dans les huileries pour les huiles de qualité -il faut participer a une recolte pour savoir que ce prix n’est pas elevé - j’ai prix un café un l’aeroport de setif a 80 dinars et il y avait des bidons disposé au sol pour retenir l’eau de pluie qui traversait le toit -donc c’est pas cher 700 dinars le litre d’huile d’olive (...)
ben ali :
pour avoir participer a la recolte cette annee , je conseil l’utilisation des peignes en plastique pour la recolte ( ca vaut 80 dinars et ca accelere la cadence sans porter atteinte aux mains )-l’utilisation des filets en toile (5*10metres investissement de 3000 dinars environs ) -on multiplie la vitesse de la recolte au sol par 7- autre technique pour separer le feuillage des olives : tendre une toile et lancer a la pelle les olives capturés dans le filet : les feuilles tombent avant de toucher la toile tendu car plus legere que les olives d’ou la separation ... voila de quoi faciliter la vie pendant la recolte ...pour ce qui est du prix , on en trouve a 600 dinars le litre dans les huileries pour les huiles de qualité -il faut participer a une recolte pour savoir que ce prix n’est pas elevé - j’ai prix un café un l’aeroport de setif a 80 dinars et il y avait des bidons disposé au sol pour retenir l’eau de pluie qui traversait le toit -donc c’est pas cher 700 dinars le litre d’huile d’olive (...)
ben ali :
un petit calcul interessant 1 baril de petrole =110 dollars =159 litres =0.69 dollars le litre .... 600 dinars le litre d’huile d’olive =7.80dollars le litre donc 1 baril d’huile d’olive =159*7.80=1240 dollars la vrai richesse n’est pas forcement celle qu’on nous presente - continuez a ne pas vous salir les mains et laissons les tunisiens ,les marocains et les autres prendre la grosse part du gateau !
Commentaire n°168586 :
A mon avis l’état doit penser à la formation des jeunes dans le domaine de l’agriculture notre pays est très riche et en plus nos terres sont en danger après la disparition des vieux les jeunes ne sont pas branché pour le travail de la terre donc les services de L’ANSEJ doivent pousser les jeunes pour ce domaine les terres ça ne manque pas à vous de juger !!!!!!!!!
Lamri :
Bonjour, Ce message est destiné au redacteur de l’article et au personnes ayant des connaissances de l’olivier. Je souhaiterais planter une centaine d’olivier du coté de Melloul (SETIF) , mais je n’y connais pas grand chose. Je m’aperçois qu’il ne suffit pas de rammener des plants au hazard de les planter et d’attendre. La terre chez nous est moyenne de type mellah comme ont dit chez nous, à cause de la proximité de la sebkha. C’est une terre qui est bonne pour les tomates surtout mais aussi les courgette, concombre, blé, mais pas trop pour les pommes de terre. De plus la couche fertile est de 50 cm seulement après c’est de la terre blanche et dur. Est ce que qu’elqu’un pourrais me donner des conseils pratiques pour ce projet : Est ce que le climat et la terre sont adapté à la culture de l’olivier ? Connaissez vous des bon pepinieriste dans la region ? Est ce qu’il vaut mieux opter pour le systeme de greffes : ou trouver les pied et les greffons ? Combien d’anner avant la premiere (...)
Abondance :
ça explique les 800 DA le litre et encore frelaté
farah-diba :
@nacer gamaz 700 da le litre quand elle est trafiquée avec d’autres huiles ............... sinon c est beaucoup plus cher !!
langar :
Prduction en nette évolution et, contre toute logique universelle (mais pas dz), les prix aussi !!!!faute de pouvoir se payer de l huile d´olive ou du beurre, on magera des graisses hydrogénée, extremment dangereuses pour la santé et qu´il n est plus possible d´éviter car, se trouvant partout, croissant, gateaux, smen d hène etc.... La grande entrprise privée C.... ,soi-disant citoyenne, maximise ses profits en optant pour le procédé de fabrication d´hydrogénisation des huiles, tout en sachant que ce procédé constitue une bombe à retardement pour la santé publique et aussi, par conséquent une charge énorme pour les caisses de la CNAS dans peu d ´années. En quelque sorte on maximise ses profits au dépens de la santé des Algériens et on puise indirectement dns les caisses de la CNAs, puisque c´est elle qui aura à supporter les couts. Mr l´adiminstrateur, vous m´avez pourtant promis de poster un article sur les graisses hydrogébnées. Mes contributions concernant les graisses hydrogénées (interdites 1 peu (...)
mohamed :
salam l’huile d’olive c’est bien, mais jamais pure en Algérie on rajoute toujours quelques chose...
Taki :
Salam, La production d’huile d’olives en nette évolution, les prix aussi. Un paradox ?
Elmawani :
Malgrès que comme vous dites la production de cette huile est en évolution ou en progression mais le problème c’est l’arnaque , tu payes cher mais tu n’auras jamais l’huile d’olive pure à moins que tu sois ami ou parent d’un producteur . Je me suis fait avoir une fois avec 5 litres que j’ai jetté à la poubelle alors que la personne jurait par tous les saints que c’était sa production et elle est saine , à qui se fier ?
Commentaire n°168614 :
Merci, Monsieur SEBBAH pour cet excellent article. Il n’y a pas si longtemps que je me suis rendu dans la région de BENI OURTILANE ou j’ai assisté pendant une heure à la récolte des olives pour la première fois et ce que je peux vous dire Mr GAMAZ à propos du prix du litre d’huile que vous invoquez il n’est pas en rapport avec les efforts inhumains consentis par ces gens . Je peux vous assurer que ce n’est facile de travailler sur des reliefs montagneux difficilement accessibles et transporter la récolte à dos d’homme , pour ne parler que de transports, sur des Km ;
Commentaire n°168616 :
zit kbayel /zit 3rab /zit azmourt 700da c’est à dire une bouteille de 1.5L (récuperée : eau minérale) à 1000da, il vous laissent 50da, ils sont forts dans les calculs. J’ai trouvé à 600da/L mais ça reste trés chère, c’est la loi de l’offre et de la demande. Dommage que les berbères ne produisent pas assez de l’huile et ils sont de loin devancés par espagne, italie, grèce, maroc et peut être aussi la tunisie. ils passent leurs temps à faire de la politique. ce n’est pas assez, c’est le desert http://tinyurl.com/ae8o5ou
yacine. LU :
Salam La qualité de l’huile d’olive en Algérie est super mauvaise pour multiple raisons , citons le mauvais stockage de l’huile sous le soleil et chaleure (oxydation et l’huile prend une couleur un peu brun noir), l’extraction de l’huile et la malhonnêteté des vendeurs de cette denrée , La meilleur qualité est celle obtenu d’une pression à froid en ce qui concerne la valeur nutritive et l’état des acides gras composant l’huile d’olive ainsi que les omégas 3,6,12 Nos chers vendeurs et sans exception tous des voleurs car ils trichent et fausse cette qualité pour un prix exorbitant . Je suis un fan d’huile d’olive et je cuisine avec tout les jours ,je le met surtout mon manger et j,ai fait Beaucoup de pays producteur de huile d’olive y compris, Espagne, Portugal, Italie, Grèce , Palestine, France, ... Je vous jure que le prix du litre vendu en Espagne dans la région d’andalousie ne dépasse pas le 2€ en Algérie le prix est de 700da c quoi ce délire en plus de la qualité médiocre . On note aussi (...)
nacer gamaz :
il est paradoxal de dire que la production est en nette evolution ,la logique economique voudrais que les prix baissent .helas ,non ,on est en algerie le chapion des regles de l,economie de marche a l,envers ,mais çà c,est un autre debat ,j,espere seulement que le litre d,huile d,olive soit plus abordable car actuellement ,il represente 1,5journee du smig
ben ali :
a lamri : si votre terrain est orienté au sud , prend pleinement la lumiere un maximum de jours pendant l’année -ne pas hesiter a planter -les oliviers adorent ça ! -la couche blanche et dure doit etre du calcaire ,l’olivier ne craint pas les sols pauvres ,il trouvera un moyen de lancer ses racines sous cette couche -cette couche de calcaire va meme l’aider a garder ses racines hors de l’eau lors des fortes pluies car l’olivier aime les sols bien drainés ...adopter une plantation en ligne avec un espace de 4metres minimum et plus entre chaque olivier - il faut choisir vos oliviers en fonction du calibre et de l’utilisation voulue (olive de table ou olive pour l’huile ) -pour l’olive destiné a l’huile (achemlal fera l’affaire ) pour l’olive de table vous avez des varieté differentes , renseignez vous aupres des pepinieristes ( les feuilles sont generalement plus larges et plus longues pour les grosses olives de table )-vous avez des pepinieres un peu partout - rendez vous a beni ourtilane par (...)
ben ali :
700 dinars c’est cher ? -qui peut repondre a cette question si ce n’est les milliers d’oliviers abandonnés a leur sort par les nouveaux citadins -sans labour sans taille et sans fumure - habité par des ronces et des plantes sauvages de toutes sortes-parfois meme le peu de la production reste sur les arbres pour nourrir les oiseaux- non ce n’est pas cher 700 dinars , c’est meme gratuit !...inchallah ca va monter a 2000 dinars le litre pour recompenser ceux qui en prennent soin et pour remercier les romains d’avoir laissé ces arbres sur nos terres -non seulement on les a pas planter pour la plus grosse partie mais on est meme pas fichu de preserver un bien legué par l’histoire et pour lequel des hommes se sont battus pour l’arracher a l’occupant ! - si c’est cher y a cevital , les decodeurs telé et les portable digitales !-ça c’est pas cher (...)
Commentaire n°168662 :
@Lamri j’ai entendu parler d’un certain Mr Ali Zerad ;il a crée une pépinière du coté de Ain Tagout (Batna) il est spécialisé en oleiculture et propose des plants d’oliviers adaptés à tous les sols et climats je n’ai pas ses coordonnées mais je pense que vous pouvez le retrouver son entreprise est Nouvelles Forets du Maghreb j’ai un autre contact à vous communiquer c’est l’entreprise Jaia Service au 0559936944 ou 0797397617 égalemnt spécilisée dans l’oleiculture je ne cherche pas à faire de la pub à x ou à y je contribue en mettant en contact des entrepreneurs (les vrais) ps:merci à @ Ben Ali pour vos contributions
Commentaire n°168663 :
@Lamri suite de mon post j’ai trouvé cet article si celà peut vous interesser Miracle dans les plaines de Aïn Yagout 04.02.12 El Watan La pépinière les Nouvelles forêts du Maghreb prévoit de produire 1200 plants d’oliviers par hectare. Sur les six variétés d’oliviers que produira la ferme, quatre sont d’origine espagnole, notamment les fameuses Arbequina et Pecual, à l’origine de la meilleure huile au monde. La révolution oléicole viendra-t-elle de Batna ? Des signes forts, en effet, pour un avenir radieux de cet arbre immortalisé par Saint-Augustin, comme symbole du lien entre le peuple amazigh et sa terre, hélas, réduit à une passable existence par les échecs successifs des politiques agraires. Sur des terres réduites en jachère et menacées par la salinisation dans la plaine de Aïn Yagout, un projet ambitieux vient de voir le jour et promet à lui seul de satisfaire les desseins ambitieux et limite présomptueux du ministère de l’Agriculture. Passion, patience, intelligence et savoir-faire, tant de (...)
moussa .b :
les gens du nord setif préfèrent le greffage parce que les plants des variétés adaptées à la région ne se vendent pas .ni à beni ourtilane ni à guenzet ni draa kbila et bouandas. aucune pépinière dans la région. je lance ici un appel aux jeunes pour lancer une pépinière qui produit des variétés locales comme : agnaou ;aberkane ; ahnine ;abouchouk ;bouthakhamine et d’autres variétés propres a la région et qui donnent jusqu’à 28 litres/quintal.la demande est grande et la reussite assurée.moussa belkacem.
Commentaire n°168680 :
@Lamri suite et fin voir le site des nouvelles forets du maghreb www.nfm-dz.com
ben ali :
@ yacine lu : si vous comparez une huile produite sur une parcelle ensoleillée de kabylie avec une huile italienne ou espagnole vous portez atteinte au patrimoine national et a la qualité reconnue par les italiens eux meme -notre huile c’est du grand luxe , c’est un medicament d’origine pas du generique -c’est pas parce que notre ministere de l’agriculture est incapable de la faire connaitre a l’etranger et de la distribuer que celle ci est de moindre qualité -bien au contraire cela montre juste l’incompetence des autorités chargées du developpement du secteur ...on souffre d’une exploitation archaique des oliveraies , de methodes de stockages inadequates et d’une mauvaise utilisation des pressoirs ( au niveau temperature notamment ) -on souffre de l’absence de pistes carrossables pour accelerer l’acheminement des olives et en faciliter l’exploitation pour reduire le prix -et on souffre d’une main d’oeuvre peu qualifiée mais exigeante au niveau remuneration ( de 1200 a 1500 dinars par jour (...)
mokdad :
salut tout monde notre pays est le meilleur dans tous les domaines , on a l’olivier le figuier , le dattier , le citronnier , le blé l’orge , sans parlé du petrole et du gaz et autres mines ... le probleme c’est qu’on est un peuple fait néant (hacha les laborieux) qui cherche le gain facile
EL-HEDI :
je n’ais jamais trouver une huile d’olive aussi bonne que celle d’algerie , avec de la galette ,en salade , en cuisine , l’orsque l’ont a mal a la gorge , dans l’oreille un peut chaud , notre huile est un medicament , a jeun le matin pour les personnes rachitique ...ect ect vive notre huile , le prix est merité (s’il n’est trafiquer...?)
lamri :
Salam, Merci à BEN ALI et tous ceux qui m’ont apporté des réponses.
ben ali :
lamri avec 100 arbres a l’age adulte c’est pas quelques kilos que vous allez ramassez en algerie - juste pour votre information j’ai un arbre qui ma donné 8 sacs de 25kg d’olives (rendement 22litres au quintal=100kg )- soit 44 litres d’huile a 500 dinars ça donne 22000 dinars pour 1 journee de travail a 3 personnes-pour gagner autant d’argent en 1 journée sans avoir peur des barrages de la gendarmerie, il n’y a que l’olivier qui permet cela !...il y a hassi messaoud bien sur mais avec les derniers evenements dans le sud on est pas a l’abri d’une descente de picks up alors que dans votre olivier ni moktar ni ben moktar juste le bon air , la musique des oiseaux et une vue splendide sur la nature.
ben ali :
lamri avec 100 arbres a l’age adulte c’est pas quelques kilos que vous allez ramassez en algerie - juste pour votre information j’ai un arbre qui ma donné 8 sacs de 25kg d’olives (rendement 22litres au quintal=100kg )- soit 44 litres d’huile a 500 dinars ça donne 22000 dinars pour 1 journee de travail a 3 personnes-pour gagner autant d’argent en 1 journée sans avoir peur des barrages de la gendarmerie, il n’y a que l’olivier qui permet cela !...il y a hassi messaoud bien sur mais avec les derniers evenements dans le sud on est pas a l’abri d’une descente de picks up alors que dans votre olivier ni moktar ni ben moktar juste le bon air , la musique des oiseaux et une vue splendide sur la nature.
ZITOUNI Hamoud :
Pas loin de chez vous, à Bir Heddada, presque au bord de la route nationale, de jolis oliviers se portent à merveille. En plus des conseils très pertinents déjà donnés par certains lecteurs avisés, je vous invite à procéder, si vous en avez les moyens, au creusement de grands potets (trous devant recevoir le plant) par pelleteuse (engin à petit godet). Optez pour la variété sigoise si vous disposez de l’eau pour l’irriguer en été. Elle est très résistante au sel de la sebkha avoisinante et donne de gros fruits charnus bons pour la conservation. Allez jeter un coup d’oeil chez les Espagnols installés aux environs d’Ain Yakout, sur la route de Batna. Ils ont un savoir faire exceptionnel et des cultivars certainement bien adaptés. Cherchez les variétés résistantes contre le dacus. Votre terrain étant plat, aménagez les plantations de façon à rendre mécanisables les opérations de récoltes et d’entretien. Pensez à consulter les services agricoles et forestiers pour obtenir une aide financière de l’Etat. Des (...)
pablo :
huile d olive c est comme le vin , son gout depend du terrain sur le quel l arbre pousse , du vent, de la pluie, du soleil ext ext ...jai dégusté pratiquement toutes les huiles de la planète et honnêtement celle d Algérie est la meilleur au monde a mon gout , je ne vous dirais pas dans qu elle coin elle ce trouve c est un secret

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