Les prostitués du pouvoir, les nouveaux harkis et autres spécialistes ès flicage et magouille en tout genre craignent la subversion par-dessus tout. Rien n’est plus dangereux que de devenir les béni oui-oui de ces clowns en mal d’inspiration. Ils ont fait de l’Etat une vaste machine à briser les volontés saines du pays. Leur tendance à la malveillance appelle notre répulsion, non notre perplexité.
Ils ont semé une mauvaise graine : le népotisme tribal. Nous effacer et exécuter leurs (…)
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Exils : de Sétif à Paris
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PARIS (20)
14 septembre 2011, par La rédaction -
PARIS (19)
13 septembre 2011, par La rédactionPourtant, en relisant ta lettre, tu ne manques pas de m’apostropher net : « Se réinsérer, tu parles. C’est absolument impensable pour toute personne ayant atteint un tel degré de conscientisation, de maturité intellectuelle et qui a voyagé. Donc à même de juger, d’analyser et de conclure du fait qu’elle dispose de pôles de comparaison et de références.
« Par ailleurs, à mesure que le temps passe, le déphasage pour nombre d’intellectuels se fait ici plus aigu. Déphasage multiforme. La (…) -
PARIS (18)
11 septembre 2011, par La rédactionJe relis ta lettre truffée de pessimisme lucide. De peptimisme. Je te comprends, cher ami, peut-on s’empêcher d’être pessimiste lorsqu’on est confronté à une situation qui ne prête guère à l’optimisme. Seule notre lucidité nous empêche de sombrer dans le coma de l’indifférence. Pourtant, ta lettre ressemble à un tract. Tu me dis : »La situation se résume à un mot : fiasco ». Je pense que le problème n’est pas très différent pour nous, étrangers à Paris. Sous des airs de dévote, la ville (…)
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PARIS (17)
9 septembre 2011, par La rédactionCher ami,
Tu me demandes de te parler du bled. La situation se résumé à un mot : fiasco. Oui, vois-tu et sans exagération aucune, fiasco généralisé.
Sacré veinard que tus es, tu passes par des hauts et des bas. Ici, il n’y a que des bas.
A mon sens, le plus grave demeure le fiasco concernant l’homme qui aurait dû être forgé selon l’adage chinois : donnes-lui un poisson, il se nourrira une fois ; apprends-lui à pêcher il se nourrira toute sa vie. Il n’a pas été mûri pour (…) -
PARIS (16)
7 septembre 2011, par La rédactionL’un d’eux me confia : J’étouffe. L’agonie pointe à l’horizon. Perspectives bouchées par mes soupirs. Journées interminables. Ennui terrible. Les instants qui me restent à vivre sont devenus des barreaux. Le calvaire fait irruption en moi et bâtit sa toile d’araignée. Patiemment mais sûrement. C’est tout juste si mes râles ne trouent pas mon gosier. Les battements de mon cœur résonnent dans ma chambre. Une cellule en vérité. De plus en plus. Un ciel obscurci par des nuages menaçants. Encore (…)
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PARIS (15)
5 septembre 2011, par La rédactionUne image singulière s’est définitivement ancrée en moi. Imaginons une chambre dans un foyer où dorment quatre personnes (ça existe) avec des lits superposés et une cellule de même dimension où des jeunes taulards entassent leurs rêves déchiquetés par la réalité. Y a-t-il une différence ? Les premiers, les sonaques, se promènent dans des chantiers où ils passent le plus clair de leur temps, les seconds dans une cour de promenade ou dans leurs cellules inconfortablement aménagées. Les (…)
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PARIS (14)
2 septembre 2011, par La rédactionEt ces victimes de l’arbitraire étaient repérées au faciès ; leurs papiers ne leur étaient pas demandés dès lors qu’apparaissaient des individus aux cheveux frisés et au teint basané. De l’hostilité à l’état pur. Comment peut-on de sang froid jeter les victimes par-dessus le pont après avoir été systématiquement frappées à coups de matraque et de nerfs de bœuf ? Faut-il s’étonner dès lors qu’il y eut du sang partout comme sur un vrai champ de bataille ? Dramatique l’histoire de Fatima, une (…)
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PARIS (13)
31 août 2011, par La rédactionEt pourtant… Et pourtant combien la Seine a-t-elle avalé de corps d’Algériens qui, après avoir été massacré à mort, ont été jetés de sang froid par des policiers… Ce jour là, le 17 octobre 1961, ils furent traités de « Sale race, ratons, bicots » ; autant d’injures. Quel accueil réservé alors aux miens à Montreuil, Nanterre, Quartier latin, Porte de Champerret, Porte de la Villette, Argenteuil, Paris 18è… Monsieur Papon pouvait dire alors : une grande partie des Algériens sera refoulée dès (…)
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PARIS (12)
30 août 2011, par La rédactionVoyager, c’est toujours pour moi partir à la découverte de l’inconnu. Surtout quand je séjourne en Europe. Les matins du départ, j’éprouvais souvent un sentiment étrange de liberté. Teinté pourtant de crainte. A chacun de mes périples, je tâchais de m’armer d’humilité et de faire provision de patience. Je me demandais pourquoi d’ailleurs. Témoin de mon propre exil, j’allais en quelque sorte au devant de ma propre négation. Je le savais. N’avais-je pas consacré assez de temps et d’énergie à (…)
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PARIS (11)
28 août 2011, par La rédactionQuelques jours plus tard, j’appris par le même journal la suite de l’aventure de Yasmina B. Dans une lettre à la rédaction, elle disait en substance ceci : Mon ami est en prison. Toute relation sexuelle étant interdite pendant les visites dans les parloirs, nous étouffions nos émois. Sa main dans la mienne pendant une demi heure. Joie indicible. Juste un sourire et un baiser. D’étreinte, point. Combien de semaines d’abstinence. Quand on s’aime, c’est difficile à supporter. Le sida ? Un (…)
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